Rodez a changé de cap. Ce dimanche 22 mars 2026, au soir du second tour des élections municipales, Stéphane Mazars a été élu maire de la préfecture de l’Aveyron avec 49,12 % des suffrages exprimés. Sa liste « Rodez pour la vie, en partage !» (divers centre) devance nettement celle du maire sortant Christian Teyssèdre (39,27 %) et celle de l’union de la gauche menée par Florian Monteillet (11,61 %).
À 49 ans, le député Renaissance de la première circonscription de l’Aveyron, avocat de profession et ancien adjoint aux sports de la ville jusqu’en 2017, succède ainsi à dix-huit années de gestion Teyssèdre.
Une victoire forgée par l’union et la proximité
Arrivé de justesse deuxième au premier tour (34,53 % contre 35,09 % pour le maire sortant), Stéphane Mazars a su transformer l’essai en fusionnant sa liste avec celle de Sarah Vidal (divers gauche, 18,36 % au premier tour).
Cette alliance, officialisée mi-mars, a élargi son spectre politique « de la droite républicaine à la gauche responsable, en excluant les extrêmes ». Les électeurs ruthénois ont plébiscité cette union inédite et un projet jugé plus humain, plus concret et tourné vers l’avenir.
Le programme qui a fait la différence : une vision globale contre le « coup par coup »
Dès février 2026, Stéphane Mazars avait frappé fort en présentant une liste de 34 colistiers (82 % issus de la société civile) et une profession de foi de 34 pages. Son message central : en finir avec la gestion au coup par coup, les projets lancés puis abandonnés (Paul-Lignon, Maison du rugby, Parc des Expositions…).
« Rodez mérite un vrai projet d’avenir », martèle-t-il.
📸 Ci-dessus : Place de la cité vue de la Cathédrale ©Jérémy Flament
Le programme « Rodez pour la vie » s’articule autour de trois piliers clairs et immédiatement actionnables :
1) Des mesures rapides pour changer le quotidien :
- Retour du marché place de la Cité
- Mise en lumière du clocher de la cathédrale
- Audits express des écoles, équipements municipaux (Amphithéâtre, Dojo, MJC) et de l’organisation de la mairie
- Expérimentations anti-embouteillages sur la rocade
- Création d’un « Oustal de Rodez » près de la gare pour loger alternants et apprentis
📸 Ci-dessus : Place de la cité ©Jérémy Flament
2) Une ville plus humaine et de proximité
- Santé : construction de nouvelles maisons de santé dans les quartiers sous-dotés, labellisation France Santé, création d’une maison des spécialistes à la Chartreuse du Haras et accueil d’une formation d’infirmiers en pratique avancée (IPA) à l’IFSI pour attirer les médecins. Objectif : réduire les délais de rendez-vous et prendre en charge rapidement les 7 000 à 8 000 Ruthénois sans médecin traitant.
- Quartiers : redonner une identité à chacun (fenestras, comités des fêtes, événements sportifs), politique plus horizontale avec éventuelles annexes de mairie et dynamisation du commerce via le stationnement.
- Jeunesse et éducation : accompagnement renforcé des étudiants (3 500 à proximité de la gare) et égalité des chances.
3) Des projets structurants et durables
- Ruban Vert : un grand axe de nature et de mobilité douce reliant le Haras à Layoule pour reconnecter les quartiers et rendre la ville plus verte.
- Réhabilitation complète du quartier de la gare (sécurité, attractivité).
- Soutien massif au commerce local, à l’économie, à la culture, au sport et à la vie associative.
- Gouvernance participative : budget participatif, comités de quartier, dialogue permanent avec les habitants.
Le tout financé par une optimisation des ressources, un dialogue retrouvé avec l’État, la Région, le Département et les partenaires privés.
« Nous sommes là pour vous servir tous, tout le temps »
Dans sa première réaction dimanche soir, Stéphane Mazars a promis une « ville apaisée, bienveillante » et des premières décisions qui « changeront la vie au quotidien ».
Avec sa nouvelle majorité (26 sièges sur 35 au conseil municipal), il entend porter la voix de Rodez à l’Agglomération, notamment sur la mobilité, la santé et l’économie. Après dix-huit ans de stabilité parfois perçue comme immobilisme, les Ruthénois ont choisi le changement.
Stéphane Mazars, député expérimenté et homme de terrain, arrive avec une équipe neuve et un projet ambitieux, structuré et financé. Reste désormais à le mettre en œuvre. Les Ruthénois, eux, attendent déjà les premiers résultats. Le compte à rebours est lancé.
![Visuel Garc╠ºon 1000x200px[Ecomnews] ok](https://ecomnews.fr/app/uploads/sites/7/2026/03/Visuel-Garc╠oon_1000x200pxEcomnews-ok.png)





























Réagissez à cet article