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Denys Bédarride
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Tuesday, March 24, 2026 At 9:25 AM

Ce vendredi 20 mars 2026, Louis Aliot a été officiellement réélu maire de Perpignan par le nouveau conseil municipal. Une formalité sans surprise après sa victoire écrasante dès le premier tour des élections municipales, le dimanche 15 mars dernier. Le vice-président du Rassemblement national (RN) conserve ainsi la plus grande ville de France dirigée par son parti. Reportage vidéo exclusif. 

Le conseil municipal, réuni en séance d’installation, a confirmé l’élection de Louis Aliot par 43 voix contre 4 pour Agnès Langevine (divers gauche), 3 pour Mathias Blanc et 5 bulletins blancs. Seuls deux candidats d’opposition se sont présentés face à lui. 

Le maire sortant, âgé de 55 ans, a aussitôt prêté serment et procédé à l’élection de ses 21 adjoints, dont son fidèle Charles Pons reconduit comme premier adjoint. 

Parmi les nouvelles figures : plusieurs élus venus de la droite modérée, dont Chantal Bruzi (ex-adjointe à la sécurité sous Jean-Marc Pujol) et d’anciens proches de l’ex-maire LR comme Jean-Philippe Schemla ou Fatima Dahine

« C’est une grosse charge d’émotion et de responsabilités. Quand on est élu au premier tour, et en plus massivement, ça veut dire que les gens comptent sur vous. Il faut garder la tête sur les épaules et je crois qu’on a une bonne équipe pour assumer les six ans qui arrivent », a déclaré Louis Aliot, visiblement ému, à l’issue du vote.

Un score historique dès le 15 mars

Le 15 mars, Louis Aliot avait déjà tout emporté : 50,61 % des suffrages exprimés (16 835 voix), un record qui lui a permis d’obtenir directement la majorité absolue avec 43 sièges sur 55. Un net progrès par rapport à 2020 (35,65 % au premier tour).

Il devançait largement :

  • Agnès Langevine (Place publique/PS) : 15,94 % 
  • Bruno Nougayrède (union de la droite) : 13,45 % 
  • Mickaël Idrac (LFI-Les Écologistes) : 9,60 % 
  • Mathias Blanc (divers gauche) : 8,94 %

La participation s’est établie à seulement 47,74 %, la plus faible de l’histoire récente hors période Covid, reflétant une forte abstention mais aussi une mobilisation sans appel en faveur du maire sortant. 

Perpignan reste ainsi le plus grand bastion du RN en France. Louis Aliot, qui avait conquis la ville en 2020, a su élargir son assise en intégrant des élus de droite traditionnelle et en mettant en avant un bilan axé sur la sécurité, la propreté et l’attractivité économique.

Une opposition dure 

L’opposition, divisée, n’a pas réussi à faire front. Agnès Langevine, première force d’opposition, a promis « une opposition coriace, exigeante, combattive ». Mathias Blanc (gauche et écologie) a été plus tranchant : « Nous serons dans cet hémicycle les opposants résolus à l’idéologie discriminatoire et excluante de l’extrême droite ».

Un recours a été déposé le 18 mars par Mickaël Idrac (LFI) devant le tribunal administratif de Montpellier. Il dénonce des « graves irrégularités » sur l’impression et la présentation des bulletins de sa liste (recto-verso et placement en table de vote). Il demande l’annulation de l’élection. Le préfet des Pyrénées-Orientales a défendu le dispositif comme « logique et de bon sens ». Ce recours n’a toutefois pas empêché l’installation du conseil municipal ce vendredi. 

Un second mandat avec une équipe renouvelée 

Louis Aliot entame un deuxième mandat avec une équipe renouvelée (jeunes et expérience mêlés). Il a promis de poursuivre la « transformation » de Perpignan : grands projets culturels et sportifs, développement économique et cadre de vie

Cette réélection intervient cependant dans un contexte judiciaire tendu : le maire reste sous le coup d’un risque d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (jugement attendu en juillet 2026). Il devra aussi composer avec une gauche revigorée malgré sa division.

Avec ce nouveau mandat, Louis Aliot consolide son positionnement comme un des hommes forts dans les Pyrénées-Orientales avec une ambition pour l’Agglomération qui a la compétence du développement économique et envoie un signal à l’approche des échéances nationales. 

Perpignan, ville catalane fière et populaire, reste plus que jamais un laboratoire politique.