Depuis son atelier de Pontcharra, dans le massif alpin, Liteboat fabrique à la main des bateaux d'aviron exportés sur cinq continents. Avec 3 000 unités vendues depuis 2012 et un chiffre d'affaires de 1,5 million d'euros, l'entreprise vise désormais 300 bateaux produits par an d'ici 2028.
Niché au pied du massif de Belledonne, dans l’Isère, un chantier naval de 3 000 m² fabrique des bateaux destinés à voguer de l’Australie au Canada. Liteboat, fondée en 2012, s’est taillé une réputation internationale dans un marché de niche — l’aviron de loisir et de compétition — en cassant les codes d’un secteur réputé très conservateur.
Le pari de départ était simple : créer un bateau stable, léger et transportable par une seule personne sur le toit d’une voiture. Un produit qui n’existait pas. Aujourd’hui, l’entreprise en a vendu près de 3 000 dans le monde, à raison de 250 unités par an en moyenne, avec un pic notable pendant la période COVID, quand l’engouement pour les activités outdoor a fait exploser la demande.
Un procédé emprunté à l’aéronautique
Ce qui distingue Liteboat de ses concurrents, c’est d’abord sa méthode de fabrication. L’entreprise recourt à l’infusion sous vide, une technique utilisée dans le secteur aéronautique : après le drapage du moule avec des fibres de verre et de carbone, la coque est hermétiquement fermée, l’air entièrement extrait, puis une résine est injectée de manière homogène dans toutes les couches de tissu. Résultat : un bateau à la fois ultra-rigide et très léger, produit sans émission de solvants grâce à un circuit fermé.
Chaque embarcation nécessite plus de 100 étapes de fabrication, du premier gelcoat au dernier adhésif. Un niveau d’exigence artisanale qui a permis à Liteboat de se positionner comme le seul fabricant du secteur à offrir une garantie de 7 ans sur ses produits.
Les designs sont signés Sam Manuard, architecte naval de renommée internationale. Les coques, inspirées des bateaux de voile de compétition, sont plus larges et plus stables que les standards du marché — une différenciation assumée dans un univers où la tradition domine.
Du loisir à la compétition internationale
L’entreprise commercialise trois gammes : des modèles loisir pour les clubs et les particuliers, des bateaux de compétition homologués pour l’aviron de mer, et une ligne aventure dédiée à la voile-aviron d’exploration. En 2025, Liteboat a été retenue comme fournisseur officiel des épreuves de Beach Sprint lors des Championnats de France d’aviron de mer — une vitrine de choix pour asseoir sa crédibilité dans le monde de la compétition.
Son modèle phare, le X Row, illustre bien la philosophie de la marque : une barque modernisée, stable, accessible aux débutants comme aux rameurs aguerris, capable d’embarquer un passager — petit-enfant ou chien inclus.
80 % du chiffre d’affaires réalisé à l’export
Avec 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires, Liteboat tire l’essentiel de ses revenus de l’international : 80 % du CA est généré en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, via un réseau d’une vingtaine de distributeurs. Un positionnement exportateur rare pour une PME alpine de cette taille.
« Notre atelier est niché au cœur des Alpes, mais nous sommes les seuls à produire des bateaux d’aviron et de voile-aviron en matériaux composites avec un rayonnement international aussi important », souligne Brice Lafaye, dirigeant de Liteboat.
Cap sur 300 bateaux et 1,7 million d’euros d’ici 2028
Pour franchir un nouveau palier, l’entreprise s’appuie sur deux axes de développement. Le premier : renforcer son réseau de distribution dans les pays à forte activité nautique — États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne. Le second : pénétrer l’hémisphère Sud, notamment l’Australie et l’Amérique du Sud, pour lisser l’effet de saisonnalité lié à une demande historiquement concentrée dans l’hémisphère nord.
L’objectif affiché : atteindre 300 bateaux produits par an d’ici 2028, pour un chiffre d’affaires cible de 1,7 million d’euros. Une croissance mesurée, cohérente avec un modèle artisanal que l’entreprise entend préserver coûte que coûte.
Réagissez à cet article





![Visuel cooperaif 1 1000x200px[Ecomnews] v1](https://ecomnews.fr/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_1000x200pxEcomnews-v1.jpg)








![Visuel cooperaif 1 300x600px[Ecomnews] v1](https://ecomnews.fr/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x600pxEcomnews-v1.jpg)









![Visuel cooperaif 1 300x250px[Ecomnews] v1](https://ecomnews.fr/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x250pxEcomnews-v1.jpg)








Excellents bateaux , parfait pour s’éclater ( sans douleurs ) en rade de Brest depuis 1 an . Je recommande à tous de pratiquer l’aviron dans ces conditions.