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Olivia Oreggia
14 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 14 Octobre 2016 à 07:26

Jusqu’à dimanche, les plus grands constructeurs présentent leurs nouveautés, avant-premières et autres concept-cars du futur. Et au milieu de ce grand raout, il est aussi question des nouveaux usages liés à la mobilité. C’est là qu’intervient Vulog,

Cela s’appelle du « free-floating ». Traduisez littéralement par « sans attaches ». C’est tout le concept développé par Vulog : une application mobile permet de géolocaliser la voiture de la flotte la plus proche, de la déverrouiller et de la démarrer. Pas de station, pas de réservation. Pas d’attache donc.
« C’est exactement le même comportement qu’avec son propre véhicule sauf qu’on ne paye que ce que l’on consomme. De l’ordre de 10 centimes la minute. Il n’y a pas d’autres frais », explique Christophe Amalric, responsable marketing de VuLog

Vulog est né à Nice en 2006, de Georges Gallais et David Emsellem, 2 ingénieurs de l’INRIA. Peut-être étaient-il un peu trop précurseurs, il leur a fallu attendre l’an dernier, soit presque 10 ans, pour connaître une véritable accélération avec notamment une levée de fonds de 8,4M€ (Bpifrance et le fonds britannique Environmental Technologies Fund, rejoignant ainsi au capital le fonds d’investissement de la SNCF « Ecomobilités Partenaires » et PACA Investissement).

Aujourd’hui fleuron de la French Tech, la PME possède son siège au CEEI, la pépinière d’entreprises de la Métropole Nice Côte d’Azur, au cœur de l’Eco-Vallée.
Elle est également présente à Paris, Vancouver, San Diego (Californie) et s’étend peu à peu au Moyen Orient et en Asie. Une équipe de plus de 30 personnes au total.

 

 

Un succès exponentiel

« En 2016 nous sommes devenus le leader mondial des technologies d’auto-partage de nouvelle génération », expose fièrement Grégory Ducongé, CEO de Vulog.

« Nous avons en déploiement 3.000 véhicules en Amérique du Nord et en Europe. On vient de franchir la barre des 10 millions de trajets réalisés par nos clients, 100.000 utilisateurs et 30% de parts de marché sur l’exercice 2016 ! »

De nouveaux contrats viennent d’être signés à Copenhague. Entre 5 et 10 autres projets européens sont en cours.

« On a remarqué que les problématiques des villes sont exactement les mêmes, même si la topologie est différente, que ce soient de larges routes américaines, d’autres plus étroites près de la mer ou à la montagne. Un point commun, c’est le trafic, les difficultés de circuler ou de stationner », précise Christophe Amalric. « On pense vraiment que le free-floating est l’avenir de l’auto-partage et va permettre une mobilité plus simple dans les villes. »

Le marché de l’auto-partage devrait atteindre plus de 600.000 véhicules et plus de 30 millions d’utilisateurs d’ici à 2020.

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