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Fiona Urbain
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Jeudi 26 Mars 2026 à 11:25

Né il y a plus de cinquante ans d'une passion pour la médecine animale, le Centre Hospitalier Vétérinaire Languedocia est aujourd'hui l'une des références incontournables de la santé vétérinaire en Occitanie. Unique centre hospitalier vétérinaire de la région, ce groupe de 120 personnes soigne chaque année 15 000 patients venus de tout le territoire — et parfois d'encore plus loin. Reportage vidéo !

Dans les couloirs du Centre Hospitalier Vétérinaire Languedocia, l’ambiance n’est pas sans rappeler celle d’un hôpital pour les humains. Scanner, IRM, blocs opératoires, urgences ouvertes 24h/24 et 7j/7 : l’établissement, implanté à Montpellier, a été conçu dès l’origine pour répondre aux cas les plus complexes. 

« Nous arrivons en bout de chaîne de soins. Les propriétaires d’animaux ont vu leur vétérinaire traitant, qui nous envoie ces patients pour des examens très spécifiques : un scanner, une IRM, une chirurgie des ligaments croisés, enlever un lobe pulmonaire ou une tumeur du cerveau… », explique le Dr Antoine Dunié-Mérigot, cofondateur et vétérinaire spécialisé en orthopédie, neurochirurgie et chirurgie abdominale et thoracique.

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Cinquante ans d’histoire, une transformation remarquable

L’histoire commence en 1974, quand le Dr Gérard Dickelé fonde la clinique vétérinaire Languedoc, animé par une passion pour la médecine animale. Pendant près de quatre décennies, l’établissement grandit et se structure. 

En 2011, sous l’impulsion des Docteurs Jean-François Audrin, Antoine Dunié-Mérigot, Sophie Gibert et Laure Poujol, la clinique franchit un cap décisif : elle devient le premier et unique centre hospitalier vétérinaire de la région Occitanie.

L’année suivante, en 2012, le groupe prend son essor avec la création officielle du Centre Hospitalier Vétérinaire Languedocia. Trois ans plus tard, les activités généralistes se scindent en deux entités distinctes — Vetocia Montpellier et Vetocia Castelnau. En 2018, une troisième structure vient compléter l’offre : Vetochat, la clinique du chat de Port Marianne. 

Aujourd’hui, le groupe Vetocia rassemble ces quatre entités et emploie environ 120 personnes, dont 55 vétérinaires et autant d’infirmières et de personnels administratifs.

Le rayonnement géographique est considérable. « Nous travaillons avec 600 cliniques dans toute la région Occitanie, qui nous envoient leurs cas de Perpignan, en passant par la Lozère, Rodez, et même Aix-Marseille », précise le Dr Antoine Dunié-Mérigot. 

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Le bond technologique de la médecine vétérinaire

« Depuis 20 ans, il y a eu un bond en avant considérable des méthodes pour appréhender des pathologies. Nous pouvons traiter des maladies que l’on ne pouvait pas traiter il y a plusieurs années », souligne le cofondateur. Chirurgie minimalement invasive, radioscopie peropératoire avec un C-ARM récemment acquis, imagerie : l’hôpital investit en continu pour rester à la pointe.

Le prochain grand chantier ? La radiothérapie pour le traitement des cancers animaux. « C’est le grand projet que nous avons pour les dix ans à venir », annonce le Dr Antoine Dunié-Mérigot. 

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L’animal, membre de la famille à part entière

Si la demande de soins de haut niveau explose, c’est aussi parce que le rapport des Français à leurs animaux a profondément évolué. « Depuis le COVID, les gens ont accordé encore plus de place à l’animal dans leur vie, en le considérant comme vraiment un membre à part entière de leur famille et non plus comme un animal de compagnie », observe le vétérinaire. 

Pour beaucoup de personnes seules, « leur animal, c’est leur compagnon de vie de tous les jours. C’est tout pour eux. Donc nous devons être en mesure de répondre à leurs attentes et aussi beaucoup à leurs angoisses. »

On compte aujourd’hui environ 79 millions d’animaux de compagnie dans les foyers français, tous types confondus, selon le dernier baromètre Facco–Odoxa réalisé entre mai 2024 et février 2025. Parmi eux, on recense près de 9,7 millions de chiens et 16,7 millions de chats, des chiffres globalement stables pour les chiens mais en hausse continue pour les chats, qui s’installent durablement comme les premiers compagnons des Français.

Au total, 61% des Français possèdent au moins un animal, et si l’on inclut ceux qui en ont déjà eu, ce sont plus de 80% de la population qui sont directement concernés par la question du bien‑être et de la santé de leurs compagnons.

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Un modèle privé, avec une dimension sociale

Reste la question du financement. Contrairement à l’hôpital humain, le Centre Hospitalier Vétérinaire Languedocia est un établissement entièrement privé, avec des coûts de fonctionnement élevés liés à la permanence des soins et au niveau d’expertise requis. 

« Un hôpital vétérinaire, contrairement à ce que l’on pense, n’est pas public. Nous avons des coûts de fonctionnement inhérents au fait de fonctionner 24 heures sur 24 et d’avoir des vétérinaires expérimentés et spécialistes », rappelle le Dr Antoine Dunié-Mérigot.

Pour autant, l’établissement n’oublie pas sa dimension sociale. Il travaille avec de nombreuses associations — la SPA de Perpignan, celle de Rodez, l’École du Chat de Montpellier — et bénéficie du soutien de la Fondation Brigitte Bardot pour aider les propriétaires en difficulté. « Beaucoup de gens en détresse financière importante n’ont malheureusement pas les moyens d’assumer leurs frais médicaux », reconnaît-il. Une réalité que le groupe tente de prendre en compte, sans renoncer à l’ambition médicale qui est au cœur de son projet.

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Le Centre Hospitalier Vétérinaire Languedocia accueille environ 15 000 patients par an et fait partie des 14 centres hospitaliers vétérinaires pour animaux de compagnie recensés en France.

Le marché français des services vétérinaires est estimé autour de 5 milliards d’euros en 2023, avec une croissance annuelle prévue d’environ 4% jusqu’en 2029, tirée par la médicalisation accrue des animaux, la prévention (vaccins, antiparasitaires, bilans) et le développement d’actes techniques de plus en plus pointus. 

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