Selon son slogan, MyBus veut vous faire « aimer prendre le bus ». Un pari que cette application mobile gratuite a réussi auprès de milliers d’utilisateurs dans 48 villes aujourd’hui. Elle permet de connaître les horaires des transports en commun, les
C’est à Nice, qu’Ecomnews a rencontré les représentants de Mybus, au salon Innovative City où la startup a remporté le pitch fight challenge. Elle a su séduire le jury devant une quinzaine de concurrents tout de même. A la clé, un chèque de 5.000€ qui participera bien évidemment au développement de l’appli.
A chaque ville son Mybus : d’Ajaccio à Bourg-en-Bresse et Cannes, d’Agen à Vichy, via Grenoble ou le Puy-en-Velay où est née la startup qui compte aussi désormais une antenne à Clermont-Ferrand.
Le projet MyBus a été incubé pendant 18 mois dans l’agence conseil en communication digitale IRIS Interactive. La première appli a été lancée en 2015. Comme souvent, l’idée de base est née d’une expérience du quotidien : « A quelle heure passe le bus ? » Très simple donc.
Pas besoin d’études de marché. En plus des horaires, Mybus propose d’indiquer l’arrêt le plus proche ou de savoir si le bus est à l’heure ou encore de calculer un itinéraire. Pour les agglomérations, aucun investissement n’est nécessaire.
Dans certaines villes (du moins pour l’instant), l’application permet aussi de pouvoir acheter son M-ticket et de composter ce titre de transport, le tout grâce à son smartphone.
« Plus de ticket papier, il suffit de flasher un QR code dans le bus », nous explique Franck Raynaud, co fondateur de MyBus. « On a testé le M-ticket de manière concentrique autour de nous. Après 5 mois de tests, ce sera être lancé au Puy-en-Velay d’ici un mois puis à Clermont-Ferrand et à Montluçon à la rentrée. Depuis le 7 juillet, à Sud Pays Basque, la communauté d’agglo de Saint-Jean-de-Luz. La ligne interurbaine relie Bayonne, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, Irun en Espagne et remonte à Hendaye. Et bientôt nous aurons 3 autres réseaux dans le Sud-Est mais on ne peut pas encore communiquer ! Au total, on aura une dizaine de villes d’ici la fin de cette année. »
Une première levée de fonds de 600.000 euros (à laquelle ont notamment participé la Région Auvergne Rhône-Alpes et BPI) a permis les premiers tests en situation du M-Ticket. Aujourd’hui, un deuxième tour de table vise à se développer encore plus largement sur tout le territoire, ainsi qu’à l’étranger, à Montréal et à Sao Paulo. De l’ordre de 1,2 à 1,4 millions d’euros, il devrait être bouclée fin 2017, début 2018.
Aujourd’hui 10 personnes travaillent pour Mybus. Elles devraient être une vingtaine en début d’année prochaine.
A gauche, Franck Raynaud, co fondateur de MyBus lors du salon Innovative city à Nice

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