Intelligence artificielle, secteurs et compétences de demain, révolution numérique… tels sont les sujets qui ont été abordés et débattus à la 18e édition des Rencontres économiques du 6 au 8 juillet à Aix-en-Provence.
Pour cette 18ème édition, ils sont venus nombreux : près de 250 intervenants et quelques 4 000 visiteurs ont participé aux Rencontres économiques d’Aix en Provence, placées cette année sous le signe des « métamorphoses ».
« Il y a une rupture, peut-être un changement de monde » : voilà l’hypothèse, lancée en ouverture des 18e Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, par l’organisateur Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes.
La grande nouveauté 2018, c’était la présence d’un village de start-up créé par Bpifrance. Ce rendez-vous incontournable des experts en économie et des décideurs était orienté cette année sur les multiples mutations et disruptions que connaissent nos économies et nos sociétés.
Mutation majeure qui pose des questions stratégiques et transforme le business, la révolution numérique a été débattue à l’occasion d’une table ronde, dès la première journée. Avec un constat : la révolution numérique ne fait que commencer…
Les entreprises européennes ont encore du chemin à faire : leur taux de digitalisation se situe à environ 12 %, tandis qu’aux Etats-Unis, il avoisine les 18 %. Avec des écarts élevés entre entreprises, les plus avancées en matière de digitalisation étant aussi celles qui croissent le plus vite.
Où en sont les PME françaises ?
D’une part, Bpifrance aura accueilli d’ici deux ou trois ans un total de 4 000 entreprises dans ses accélérateurs, « où nous mettons les entrepreneurs en relation avec les intégrateurs », a souligné Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.
« La deuxième action consiste à encourager un certain nombre de sociétés de services informatiques classiques à devenir des sociétés de services d’informatique industrielle, des SSII, celles qui vont pouvoir faire l’intégration des systèmes de l’usine du futur dans les PME industrielles, à des coûts abordables.»
Quelles compétences attendues dans le futur ?
Nous savons déjà que la robotique, l’automatisation et la 3D, tout comme les énergies vertes et les biotechnologies font partie intégrante des compétences de demain, mais Nouriel Roubini, professeur d’économie à l’Université de New York, s’est montrée pessimiste en ce qui concerne les conséquences de ces technologies sur l’emploi.
Si elles permettront aux personnes très qualifiées de devenir plus productives, les emplois moins qualifiés seront déplacés. « Ce sera une cause majeure de disruption économique et sociale », a-t-il pointé.
De son côté, Antoine Frérot, PDG de Veolia, a identifié les compétences qui seront nécessaires à son entreprise pour répondre à différents défis tels que la demande énergétique croissante ou les nouvelles pollutions.
Il faudra, entre autres, se pencher sur les sciences du vivant, les sources d’énergie, les nouveaux matériaux… le tout accompagné de la maîtrise digitale.
Source : BPI France

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