La Communauté de Communes Vallée de l'Hérault (CCVH) a réaffirmé son engagement en faveur de la revitalisation de ses centres-bourgs et présenté les dispositifs d'aides à l'installation et au maintien des commerces et artisans de proximité. Reportage vidéo.
Pour Jean-François Soto, Maire de Gignac et Président de la CCVH, l’enjeu est clair : « La priorité est de maintenir un équilibre sur territoire. » Il a souligné l’importance de soutenir l’installation de nouveaux commerçants, comme par exemple celle d’un artisan boulanger au Pouget. Le Président a insisté sur le caractère « offensif » du budget communautaire, permettant un soutien concret à l’économie.
Il a également mis en avant l’impact de la présence de structures telles que le lycée de Gignac, le Pôle Santé ou encore le centre de formation de la sécurité civile sur l’attractivité globale du territoire. Jean-François Soto a conclu en affirmant que la politique menée repose sur un principe d’ « équité, avec un maître mot qui est le soutien à l’économie, notamment sur l’immobilier », permettant l’installation des professionnels dans des locaux adaptés.

Philippe Salasc, Vice-président de la CCVH en charge de l’économie « Notre objectif est de permettre à des communes rurales de pouvoir garder leurs commerces de proximité. »
La Communauté de Communes Vallée de l’Hérault (CCVH) et Initiative Cœur d’Hérault (ICH) ont signé une convention d’abondement du fonds de prêt d’honneur création/transmission de TPE. Cette convention prévoit une contribution de 35 000 € de la CCVH pour renforcer le fonds de prêts d’honneur d’ICH, destiné à accompagner les créateurs et repreneurs d’entreprises du territoire. Ce soutien financier permettra de favoriser l’implantation et la pérennisation des petites entreprises locales, en leur offrant un levier essentiel pour leur démarrage.
Philippe Salasc a souligné que tous les types de commerces créateurs d’économie et d’emploi sont concernés, réaffirmant la volonté des maires des 28 communes de ne pas devenir des « zones dortoir ».

Sylvain Pluyaud, l’artisan boulanger installé au Pouget, a témoigné de l’impact concret du soutien de la CCVH : « La Communauté de communes m’a aidé sur l’aspect administratif, et à financer tous les travaux du bâtiment. » Installé depuis trois ans, il a mis en avant son engagement pour le « pain au levain naturel et bio ».
Sylvie Painvin, Présidente d’Initiative Cœur d’Hérault a expliqué que les fonds collectés par l’association sont prêtés aux chefs d’entreprises pour renforcer leurs fonds propres lors de la création ou de la reprise. « Nous avons en général un effet de levier de 13. C’est-à-dire 1 € prêté par Initiative Cœur d’Hérault représente 13 € injectés sur le territoire. » La Présidente a également mis en avant le taux de pérennité élevé des entreprises accompagnées et l’attention particulière portée aux commerces et à l’artisanat des centres-bourgs, essentiels aux « liens qui existent dans les communes ».

Anne-Sophie Daudon, Chargée d’accompagnement et d’installation pour Villages Vivants, a présenté le modèle innovant de cette coopérative : « Villages Vivants intervient sur les questions de ruralité. C’est une coopérative immobilière, rurale et solidaire. » Le principe est d’acquérir et de rénover des locaux à la demande de porteurs de projets pour les mettre en location, permettant ainsi de revitaliser les villages en y réinstallant des commerces et en favorisant la création de lieux collectifs.
Le financement de la coopérative repose sur l’épargne citoyenne, les collectivités et les entreprises : « On a aujourd’hui plus de 600 personnes qui placent une partie de leur épargne dans la coopérative et qui contribuent ainsi à l’achat et la rénovation de locaux. »
Comme par exemple, à Saint-André-de-Sangonis pour reloger Radio Pays d’Hérault dans le local d’une banque. Elle a insisté sur la vocation de Villages Vivants : créer de nouveaux « lieux de lien social » et d’animation culturelle.
La Communauté de Communes Vallée entend ainsi soutenir l’économie de proximité en plaçant l’humain et la qualité de vie au cœur de son projet de territoire.

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