#AnalyseEconomique #AvisDExperts #CCINiceCoteAzur #CultureSport #Economie #International #ProvenceAlpesCoteDAzur #ProvenceAlpesCoteDAzur
Olivia Oreggia
12 juin 2017 Dernière mise à jour le Lundi 12 Juin 2017 à 06:50

2017 devrait être une bonne année pour la Côte d’Azur avec 382 escales prévues soit 706.000 passagers qui débarqueront, de Cannes à Villefranche-sur-Mer, en passant par Nice et Antibes. Une manne touristique et donc économique qu'il faut entretenir.

Un portraitiste, des cours de boulangerie vue mer, des musiciens…. Ce jeudi 8 juin, à Villefranche-sur-Mer, la CCI Côte d’Azur et son partenaire, le French Riviera Cruise Club, organisaient une « Escale Sensation ». Des animations et un accueil appuyé pour les 7.000 passagers des 2 navires mouillant dans la rade ce jour-là. Il s’agit, avec cette opération séduction, de promouvoir la destination Côte d’Azur.

50% d’entre eux viennent en effet pour la 1ère fois. « On travaille l’envie de revenir après, par leurs propres moyens», nous explique Anne-Sophie Peyran, responsable marketing Riviera Ports (CCI Côte d’Azur).  « Selon nos enquêtes de satisfaction, 86% des croisiéristes nous disent avoir été séduits et vouloir revenir ensuite. C’est pourquoi on travaille aussi avec des hôteliers par exemple, au sein du Club Croisière. »

 « Il faut travailler l’accueil, il faut travailler le sourire, il faut travailler les langues ! Il faut travailler ! C’est une histoire collective », renchérit de son côté Pasquale Hattemberg, présidente de ce French Riviera Cruise Club créé il y a 10 ans, précisément pour fédérer toutes les énergies autour de cette filière.
« Une escale, c’est en moyenne 3.600 passagers. Cette clientèle est nomade. Bon nombre achètent leurs excursions à bord du bateau, mais 1.200 d’entre eux restent sur place et se déplacent par leurs propres moyens. Il y en a donc pour tout le monde ! De cette manne touristique dépend également l’avenir de nos commerces. »

Croisiere-boulanger

Américains, Espagnols, Britanniques…les files d’attente sont très longues avant de monter dans des cars direction Nice ou Saint-Paul de Vence, ou en bateau pour une excursion à Monaco. Pendant ses quelques heures sur la terre ferme, un croisiériste dépense en moyenne 47€. C’est relativement peu. Mais c’est toute une économie qui en dépend. Une économie qui génère 40 millions d’euros de retombées sur l’ensemble des Alpes-Maritimes.

Cette année est annoncée comme un bon cru : 706.000 passagers sont attendus (principalement à Cannes et à Villefranche-sur-Mer). Ils étaient 563.000 l’an dernier. La différence s’explique principalement par le choix des compagnies de croisières internationales qui proposent des itinéraires différents à leurs clients chaque année.

Quid de la concurrence ?

Gênes ou Savone, côté italien ? Marseille ou Toulon côté français ? « Nous sommes complémentaires », assure Pasquale Hattemberg. « Notre concurrence, c’est nous-même ! », affirme quant à elle Anne-Sophie Peyran. En effet, la filière croisière est extrêmement porteuse dans le monde entier. Pas moins de 23 millions de croisiéristes parcourront les mers et les océans cette année.  
Rien qu’en Méditerranée, les ports qui investissent et développent leurs infrastructures d’accueil des navires et de leurs passagers sont évidemment ceux qui en profitent (et en profiteront) le plus. En ce domaine, la Côte d’Azur a encore des efforts à faire avant de s’imposer comme une escale incontournable.

 

Croisiere_bateaux

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *