Le président du Conseil départemental de l'Hérault était en visite à Clermont-l'Hérault ce mardi 13 janvier pour découvrir le chantier de "la Filandière", projet phare de la mandature de Gérard Bessière. Ce futur centre culturel et solidaire de 7 millions d'euros, qui devrait ouvrir à l'été 2027, réunira médiathèque, école de musique, CCAS et espaces associatifs dans l'ancienne école Jean-Vilar. Un nom chargé d'histoire pour un lieu destiné à tisser du lien social. Reportage vidéo.
C’est dans le cœur historique de Clermont-l’Hérault que Kleber Mesquida a été accueilli par Gérard Bessière pour une visite du chantier de “la Filandière”. Un déplacement qui s’inscrit dans le cadre des visites territoriales que le président du Conseil départemental programme tout au long de l’année.
« Il y a 342 communes dans l’Hérault et à chaque fois que je fais une visite territoriale, je visite sept communes. Aujourd’hui, je rencontre les acteurs municipaux du Clermontais”, explique Kleber Mesquida.
“Cela me permet de voir sur place les projets en trois dimensions. Au-delà du projet, il y a la quatrième dimension : l’impact humain. Et c’est important pour savoir comment le Département peut accompagner en fonction des enjeux de chaque projet ».
Un projet de 7 millions d’euros, “réalisation phare” de la ville
Pour Gérard Bessière, maire de Clermont-l’Hérault, c’était l’occasion de présenter au président du Département et aux deux conseillers départementaux du canton la “réalisation phare” de sa mandature : le site de la Filandière.
Le projet, d’un montant total de 7 millions d’euros, affiche déjà un bilan financier encourageant. “Actuellement, nous avons pratiquement 5 millions d’euros de subventions. Il y aura encore une tranche en 2026 et peut-être en 2027, puisque le projet a vocation à se terminer à l’été 2027”, détaille le maire.
“C’est un projet qui est coûteux, qui est cher, mais qui fait l’objet d’un volume de financement absolument inespéré.”
Une ancienne école transformée en lieu de vie
L’histoire du site commence dans l’urgence. Au tout début du mandat municipal, en août 2020, la commission de sécurité ferme l’école maternelle Vilar pour des raisons de non-conformité aux normes d’accessibilité et de sécurité. La municipalité doit rapidement trouver des solutions pour la rentrée de septembre 2020.
Cette situation accélère la création d’une nouvelle école Vilar, inaugurée en septembre 2021, ainsi qu’une nouvelle restauration scolaire mise à disposition début janvier 2024. En parallèle, l’étude de réutilisation de l’ancienne école est lancée pour y installer le programme qui prend aujourd’hui forme.
L’ancien couvent datant de la moitié du XIXème siècle, transformé successivement en collège de jeunes filles, puis en lycée et enfin en accueil de services scolaires, s’étend sur plus de 2 400 m². Situé en centre-ville, dans un tissu urbain dense, il développe aujourd’hui 3 500 m² de surfaces de plancher.
Un concentré de services publics et associatifs
“La Filandière” accueillera une médiathèque, une école de musique, le Centre communal d’action sociale (CCAS), des lieux pour les jeunes et les associations avec le Centre social de l’Échappée. Tous ces services seront organisés autour d’un jardin fédérateur.
Gérard Bessière voit dans ce projet un vecteur d’animation urbaine. “Cela va générer des déplacements de population vers les lieux qui hébergeront la Filandière. C’est un élément d’animation de la ville et de son centre-ville.”
Le Département promet son soutien financier
Kleber Mesquida n’a pas caché son enthousiasme face au projet. « C’est un espace remarquable qui se traduit par des services à la personne. Il y a aussi un aspect patrimonial qui est mis en valeur”, souligne le président du Conseil départemental.
Pour lui, la dimension humaine du projet est essentielle. “Cela va devenir un lieu de rencontre de toutes les couches de population, que ce soit des jeunes ou des moins jeunes. C’est un projet remarquable sur lequel nous apporterons notre contribution budgétaire”, annonce-t-il.
Si le montant de l’aide départementale n’est pas encore défini – “nous ne l’avons pas encore voté” –, Kleber Mesquida rassure : “Le maire vient de nous faire passer tous les arrêtés de subventions qu’il a eus. Il a été aidé par l’État, par la DRAC, la Direction régionale des affaires culturelles. Nous voterons dans l’année une aide complémentaire pour lui permettre d’équilibrer son financement. Le chantier est en cours, mais nous sommes venus rassurer en disant : le département sera présent.”
Avec près de 5 millions d’euros de subventions déjà acquises et le soutien annoncé du Conseil départemental, “la Filandière” devrait voir le jour à l’été 2027.