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Yohann Hervey
4 février 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 4 Février 2016 à 10:02

Quatre ONG (Organisations Non Gouvernementales) spécialisées dans la protection de l’environnement appellent l’Union européenne à se doter d’un système informatique centralisateur pour lutter contre la pêche illégale. L'Espagne montre déjà l'exemple

Dans un rapport publié le mardi 2 février, les quatre ONG Environmental Justice FoundationOceanaPew Charitable Trusts et WWF estiment que le règlement de l’UE en matière de lutte contre la pêche et la commercialisation de poissons issus de la pêche illégale ne suffit plus et appellent à une optimisation du contrôle des documents.

Problème :  les certifications de captures sont toujours en papier ce qui affaiblit considérablement le potentiel de ce système de contrôle et de gestion car les différentes agences de contrôle aux frontières ne peuvent pas recouper les informations dont elles disposent

« (L’actuel) système ne peut être efficace sur le long terme que si les informations sur les importations de produits de la mer peuvent être échangées en temps réel entre les 28 États membres » explique Eszter Hidas, chargée de la politique de l’UE sur la pêche illégale pour le WWF.

 D’où la nécessité de se doter d’un outil informatique permettant à l’Europe d’avoir une base de données commune et ainsi de regrouper les informations et d’identifier de possibles anomalies.

L’exception espagnole

Si Madrid ne dispose pas encore d’un tel outil informatique, ses législateurs viennent récemment d’adopter une nouvelle loi sur la pêche qui permet à l’Espagne de « prendre des sanctions contre les ressortissants ou les entreprises d’Espagne qui participent à des opérations de pêche (illégale) n’importe où dans le monde ».

Cette nouvelle loi permet également de contrôler et de punir les navires opérant sous des pavillons de complaisance ou détenus par des sociétés écrans basées dans des paradis fiscaux.

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