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Claire Thibault
21 septembre 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 21 Septembre 2016 à 06:09

Bordeaux entre dans la troisième et dernière phase d’aménagement de son centre historique. L’opération baptisée [RE]Centres doit permettre à la ville de redevenir concurrentielle par rapport à la périphérie.

Résorber l’habitat insalubre, ramener les familles et l’activité en cœur de ville, voici quelques-uns des objectifs de l’opération [RE]CENTRES, lancée en 2010.

Ce Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés se déploie sur 150 hectares pour des travaux d’une durée de 9 ans. Il concerne les quartiers Victor Hugo, St-Eloi, Ste-Eulalie, Victoire, St-Michel, Capucins, André Meunier, Ste-Croix et une partie rive droite, dans le quartier de La Benauge. 

« L’objectif est de faire du centre-ville un secteur plébiscitée avec une meilleure qualité de vie pour ses habitants, de le rendre concurrentiel par rapport à la périphérie notamment pour l’implantation des familles et des commerces », nous explique Yann Legouis, chargé de projet pour l’Agence Philippe Prost.

 

Priorité au logement en centre-ville

Plusieurs aménagements sont prévus jusqu’en 2019. Le cours de la Marne sera équipé d’un bus à haut niveau de services pour relier la future gare LGV à la Place de la Victoire.

Afin de lutter contre l’étalement urbain, les excroissances sur les toits en centre-ville sont désormais autorisées dans le PLU pour y construire des logements. Plusieurs lieux seront requalifiés ou rénovés en logements neufs et logements sociaux, comme l’ancienne école du service de santé des armées. Pour le public étudiant, le campus Victoire sera entièrement rénové.

Enfin, pas de cadre agréable sans végétalisation. Un parc verra le jour Place André Meunier, ainsi qu’un jardin des Remparts entre les quartiers Capucins et Sainte Croix. Une trame « douce » sera également créée sur 1,6 km, parallèle aux tracés des cours Victor Hugo et de la Marne.

« Ce projet sert d’expérimentation, car nous sommes dans des secteurs de villes déjà constitués. Il faut donc sortir d’une vision classique de plan masse pour agir par effets d’opportunités et travailler avec une multitude d’acteurs, tout en prenant garde à ce que l’ensemble fasse sens », précise Yann Legouis.

Financé par l’ANRU, le programme est doté d’un budget de 95 millions d’euros.

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