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19 février 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 19 Février 2016 à 19:02

Les Vignerons de Tutiac, une coopérative située à Marsillac en Gironde et employant 500 producteurs en bordeaux, côte-de-bourg et blaye-côtes-de-bordeaux, défend une production plus respectueuse de l'environnement…

Au coeur d’une parcelle expérimentale proche de la cuverie et du chai à barriques, l’usage d’engrais verts réduit la quantité d’intrants chimiques, tandis que les espèces végétales sont la source d’une matière organique fraîche, permettant de fixer l’azote de l’air et de le restituer au sol.

La couverture végétale limite également l’érosion et le lessivage des sols.

Les viticulteurs adhérents ont planté quatre kilomètres de haies le long des parcelles afin de protéger les cours d’eau et les zones dites à risque comme les écoles d’éventuelles contaminations liées à la pulvérisation de produits.

Sarah Côme, technicienne viticole sur la coopérative, revendique l’expérimentation de nouvelles pratiques afin de lutter contre le changement climatique et de réduire l’empreinte environnementale de la coopérative.

Le Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) présentait mercredi 20 janvier dernier son « Rapport de développement durable 2015 », à l’occasion du huitième forum environnemental de la filière des vins de Bordeaux.

Celui-ci fait état d’un enjeu majeur auxquels les viticulteurs doivent faire face :

Le réchauffement climatique est l’enjeu majeur sur lequel les 6 600 producteurs du Bordelais vont devoir réfléchir. Cela nécessitera probablement la recherche de nouveaux cépages plus résistants à la maladie et à la sécheresse.

En 2015, 400 entreprises de la filière ont adhéré à un système de management environnemental.

Lancé en 2010, celui-ci permet « de travailler collectivement sur des problèmes aussi importants que l’usage de l’eau, les intrants, mais aussi sur l’aspect humain et organisationnel des domaines » affirme Eva Mondini, chef environnement du CIVB.

Le comité revendique une baisse de 9% des gaz à effets de serre de la filière des vins de Bordeaux entre 2008 et 2013.

En 2015, 45% du vignoble était engagé dans une démarche de certification, par le biais de labels tels que Agriculture biologique, « Demeter » voir « Biodyn ».

Dominique Forget, le directeur du Château Couhins, sur le territoire de Pessac-Léognan, expérimente avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de nouvelles techniques oenologiques et viticoles.

Parmi celles-ci, le compostage des résidus organiques de la vigne qui sont réincorporées au vignoble, ou encore la confusion sexuelle contre la chenille de la grappe, qui abîme les baies de raisin.

Plusieurs sujets restent toutefois sensibles parmi lesquels l’utilisation toujours importante d’intrants chimiques. Ceux-ci sont peu appréciés par les riverains, après plusieurs cas récents d’intoxications.

Selon Marie Gorden, travaillant pour l’Organisme de défense et de gestion de l’appellation côtes-de-bourg, cette affaire avait eu un impact négatif, et avait entraîné le diagnostic de 35 sites sensibles tels que des écoles, des maisons de retraite ou des terrains de sport.

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