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redaction
23 mai 2017 Dernière mise à jour le Mardi 23 Mai 2017 à 10:05

Sortant de la crise économique et,alors que l’euroscepticisme gagne les pays d’Europe du Sud, l’Espagne dirigé par Mariano Rajoy tourne le dos au fatalisme européen et défend désormais la poursuite de l’intégration européenne vers la mise en place d’

Mariano Rajoy

L’entrée d’un fervent défenseur de l’intégration européenne à l’Elysée, a mis la puce à l’oreille au Premier ministre Espagnol. Mariano Rajoy, jusqu’alors peu enclin à s’attaquer au dossier européen, change de position.

Il faut dire que la situation s’y prête : depuis 2013, l’économie espagnole reprend du souffle après l’épisode tragique de la crise de 2008 et tend à se rapprocher des pays d’Europe du Nord. Par ailleurs l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée est porteur d’espoir pour l’Europe.

Comme ce dernier, Rajoy souhaite poursuivre la construction européenne vers la création d’un budget fédéral. Pour cela il souhaite travailler sur la question de la poursuite de l’union bancaire, la création d’un fonds unique et plus de règles communes. En effet, après la création d’une zone de libre-échange, d’une union douanière, d’un marché commun et d’une union monétaire l’intégration régionale est encore inachevée.

Tirer les leçons de la crise

La crise des dettes souveraines en 2012 a révélé les faiblesses d’une Europe non fédérale, hétérogène et très sensibles aux secousses financières. En Espagne, le chômage atteignait 50% chez les jeunes, les risques de défauts se multipliaient et les taux d’intérêts atteignaient des niveaux exceptionnels : en l’absence d’un budget commun, l’Europe du Sud n’avait aucune marge de manœuvre face à un euro fort.

Aujourd’hui la question de l’intégration européenne repose davantage sur des questions sociales et sur le peuple européen. Economiquement, le fédéralisme est sans aucun doute une solution économique pour se prémunir des crises mais les européens sont-ils prêts à céder une partie de leur culture nationale, mutualiser les systèmes de protections sociales si différents et propres aux cultures nationales des pays membres ?

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