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Olivia Oreggia
3 juillet 2017 Dernière mise à jour le Lundi 3 Juillet 2017 à 06:58

L’UIMM vient de lancer une grande campagne nationale sous-titrée « La Fabrique de l’Avenir ». Pour l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, il s’agit de redéfinir son image, celle d’une filière porteuse d’activité économique et d’emplois.

La cosmétique ou la chimie à Grasse avec le parfum (Robertet, Mane…), l’aéronautique à Cannes (Thalès Alenia Space), l’agroalimentaire à Carros (Malongo…) mais aussi la mécanique, la métallurgie et l’électronique, à Sophia Antipolis ou à Nice … « l’industrie dans les Alpes-Maritimes est l’autre pilier du territoire, avec le tourisme », explique Daniel Sfecci, président de l’UIMM Côte d’Azur. « Elle représente, tout confondu, 50% de notre économie ! » 

Poids lourd, l’industrie forme, recrute, « offre des perspectives intéressantes et de bons salaires », assure celui qui est aussi vice-président de la CCI Côte d’Azur, en charge de l’industrie. 80% des jeunes en alternance trouvent un travail dans les 6 mois qui suivent. « Et les connexions sont nombreuses. Si vous rentrez dans la mécanique, vous ne ferez pas ça toute votre vie ».

Et pourtant, elle peine à se départir de sa mauvaise image.

« On a fait douter nos jeunes en les laissant penser que le mieux était de faire une école de commerce ou de droit, mais surtout pas l’industrie ou le technologique ! », reprend Daniel Sfecci. « Moi, je tiens à voir travailler mes jeunes ici et pas en Chine ! »

« Il est essentiel de lui redonner ses lettres de noblesse », appuie de son côté Jean-Pierre Savarino, président de la CCI Nice Côte d’Azur. « On a encore des images d’Epinal. Les enseignants doivent penser encore aux hauts fourneaux ! On a pourtant beaucoup d’ingénieurs, on est dans l’innovation. » Le secteur évolue et se digitalise en effet à vitesse grand V, faisant émerger de nouveaux métiers : ingénieur en intelligence artificielle ou en bioproduction, technicien concepteur de pièce 3D ou en cybersécurité…

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Mais personne ne se bouscule pour prendre et devenir cette relève. Trouver des personnes (hautement) qualifiées est aujourd’hui un défi pour de nombreuses entreprises.

« Il faut sensibiliser les parents et les collégiens, sinon dans 15 ans il n’y aura plus de main d’œuvre », renchérit Michel Manago, président de l’APPIM, l’Association des Partenaires pour la Promotion de l’Industrie Méditerranéenne.

Pour Daniel Sfecci, qui fut son prédécesseur, il n’y aura pas à attendre si longtemps. Et les conséquences seraient lourdes si rien n’était fait. « Pour 1 emploi créé, l’industrie en crée 4 indirects et induits. Malheureusement, l’inverse est aussi vrai. »

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Daniel Sfecci, pdt de l’UIMM Côte d’Azur, entouré notamment de son Secrétaire général Marc Ugolini; Philippe Massé, pdt de Prodarom; Michel Manago, pdt de l’APPIM

 

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