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redaction
1 avril 2017 Dernière mise à jour le Samedi 1 Avril 2017 à 06:04

Atmosphère et la Nasa ont élaboré un dispositif qui doit accélérer la fréquence des atterrissages sur les pistes d’aéroports.

 Piste-atterissage

 

Implantée à Toulouse, la start-up Atmosphère va permettre d’accélérer la cadence d’atterrissage des avions sur les pistes des aéroports, grâce à un système baptisé « Planet ». Cette invention entre dans le cadre du programme « Air Transportation System » développé par la Nasa.

« Planet » devrait permettre d’optimiser les atterrissages en apportant une gestion autonome des distances entre les aéronefs. La Nasa expérimente d’ores et déjà cet outil de gestion qu’elle a aidé à mettre en place. 

 

Accélérer la cadence des atterrissages

L’encombrement dans les aéroports est souvent dû au manque de fréquence des atterrissages. En effet, l’intervalle entre deux atterrissages, qui prend deux minutes, est souvent la source de retards et de turbulences

Pour prévenir ce problème la start-up française  « Atmosphère »  a développé, en partenariat avec Boeing, Honeywell et United Airlines, un outil de gestion qui calculera les distances entre les avions lors des phases d’approche.

La fréquence des atterrissages sera donc accrue par cet outil de gestion autonome qui calcule les distances entre les aéronefs. 

Cette invention se présente sous la forme d’une sorte de boîte noire connectée,  installée dans l’avion, et qui assure la communication entre les satellites, l’appareil et la terre. Ainsi, le boîtier donne au pilote en temps réel – sur un PC ou une tablette – la position des autres aéronefs se trouvant en phase d’approche d’un tarmac.

Mais le boîtier renseigne aussi le pilote sur la situation des aéronefs, ainsi que sur la météo. La communication est réalisée par satellite, tandis que le serveur embarqué alimente les écrans. Jean-Marc Gaubert, directeur d’Atmosphère, explique : «  Cette cartographie améliore la connaissance de la situation par le pilote et le logiciel lui donne des indications pour accélérer ou ralentir ».

 

Une collaboration avec la Nasa

Pour rappel, Atmosphère, fondée en 2008, avait déjà innové en 2014 par la création d’un système de gestion de mission, et qui portait sur la détection des cristaux de glace. A présent, la start-up a été embarquée dans ce nouveau projet depuis janvier dernier. 

Elle a participé aux essais en vol effectués avec trois avions dans l’État de Washington. La Nasa, de son côté a développé le logiciel, tandis qu’Atmosphère, de l’autre, a fourni la plate-forme de communication collaborative, permettant de ce fait aux 3 avions d’échanger les informations en temps réel. 

Après l’approbation de l’autorité américaine de l’aviation civile, le système pourrait être généralisé dès 2025. Cette invention présente des avantages considérables : non seulement elle raccourcit les temps d’atterrissage entre les avions, mais elle a aussi pour effet de réduire les émissions de CO2. « Nous travaillons sur Planet depuis 2010 et il a été déployé sur les avions de mission en vue de certification, comme sur l’A350 », explique Jean-Marc Gaubert.  

 

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