L'Etat a mandaté un bureau d'études pour repérer les filières pouvant bénéficier de l'économie circulaire. Quels en sont les enjeux pour le Sud-Aveyron ?
Dans l’esprit du sous-préfet Bernard Breyton, il est acquis qu’aucun groupe sidérurgique ne viendra s’installer sur le territoire du Parc naturel régional des grands causses. Le développement dudit territoire passera alors par l’économie circulaire, un « cercle vertueux » respectueux des ressources, dans lequel les déchets générés par une activité peuvent servir de matière première pour une autre…
Un écosystème naturel
L’économie circulaire permet de diminuer l’impact de la production sur l’environnement tout en organisant le traitement des déchets sur le long terme. Ainsi, les entreprises, les collectivités territoriales et les citoyens seront impliqués dans un ensemble d’actions liés les unes aux autres.
A travers ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, le PNR servira de laboratoire pour évaluer des initiatives d’économie circulaire susceptibles d’être adaptées ailleurs. « il s’agit d’imaginer plusieurs scénarios de développement durable, de valorisation de l’économie verte, dans lesquels les collectivités, les entreprises, mais également la société civile, doivent être acteurs », explique Gérard Guyader, directeur adjoint de la DDT, précisant que cette nouvelle étude fait suite à la démarche prospective « Aveyron 2030 » menée par les services de l’Etat depuis 2010.
Identifier les filières de l’économie circulaire
Les bureaux d’études en ont déjà listé une dizaine, dont les entreprises et activités pourraient être valorisées par davantage d’interactions : agriculture et agroalimentaire, cuirs et peaux, bois, tourisme, BTP, santé, enseignement… L’économie circulaire consiste à revoir nos systèmes de production et de consommation pour faire une utilisation optimale des ressources, tout en préservant le bien-être des citoyens.
Plusieurs activités illustrent parfaitement cette ambition d’économie circulaire comme le covoiturage, la location plutôt que l’achat, le recyclage, le réemploi…
Une réunion de présentation à l’intention des collectivités et des entreprises est prévue le 12 mars à la CCI de Millau, préalable à la phase d’évaluation des filières et à un diagnostic qui doit durer jusqu’à fin juin. Dans un second temps, les cabinets mandatés par les pouvoirs publics devront élaborer des propositions de « mises en synergie et de leviers d’actions », avant la restitution de l’étude, en octobre.
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