Capitale de région, Lyon concentre de nombreuses fonctions métropolitaines et des activités fortement créatrices de valeur ajoutée. La richesse de l'agglomération de Lyon cache aussi de fortes inégalités entre des quartiers aisés et des quartiers déf
L’agglomération de Lyon, avec 1 320 000 habitants, est la deuxième plus grande intercommunalité de France. La démographie de la commune de Lyon approche les 500 000 habitants.
On trouve dans le Grand Lyon aussi bien des populations très aisées que des populations en grande précarité. Près d’un ménage sur cinq est à bas revenus, soit 110 000 ménages. 24 300 jeunes de 15 à 24 ans sont inactifs ou au chômage, soit 12 % de leur tranche d’âge. Plus d’un quart des allocataires de la CAF et leur famille (soit 58 600 familles) sont dépendants à plus de 50 % de ces allocations.
La précarité reste concentrée à l’est et au sud de Lyon
Les ménages en situation de précarité ne sont pas uniformément répartis dans les 59 communes de l’agglomération. Si quelques unes présentent une réelle mixité sociale, la majorité d’entres elles sont marquées socialement, avec des populations plus précaires ou au contraire plus aisées. La mixité sociale est bien présente dans la commune de Lyon, à l’exception du 9e arrondissement où la population est globalement plus précaire. À l’inverse les 2e, 3e et 6e arrondissements ont des populations plus aisées.
Voici une carte illustrant le score de précarité par commune, l’est et le sud de l’agglomération sont clairement touchés.
Vaulx-en-Velin, Saint-Fons et Vénissieux : les communes les plus touchées par la précarité
Ce sont les trois dernières communes de l’agglomération pour au moins sept des onze indicateurs de l’analyse.
Les caractéristiques de Vaulx-en-Velin, Saint-Fons et Vénissieux sont proches en termes de précarité. Elles cumulent une forte précarité monétaire, de l’emploi et des fragilités familiales liées principalement à de bas revenus.
Voici quelques chiffres sur la précarité à Vaulx-en-Velin :
- 2/5 ménages sont en dessous du seuil de bas revenus, soit plus du double de la moyenne de l’agglomération.
- Plus d’un tiers des familles allocataires CAF voient leurs ressources dépendre à plus de 50 % des allocations familiales (même chiffre pour les trois communes)
- 23 % des jeunes de 15 à 24 ans sont inactifs.
La précarité des deux autres communes est semblable et tout aussi inquiétante. Dans ces communes, où se concentrent toutes les formes d’habitat très social, se pose la question du renouvellement urbain qui permettrait d’attirer les classes moyennes.
Voici la carte qui illustre la précarité de l’emploi, de Givors à Rillieux :

Les trois formes identifiées de fragilités familiales ne se rencontrent en général pas dans les mêmes quartiers. Les familles nombreuses à bas revenus sont principalement concentrées dans les quartiers d’habitat social ; c’est le cas aussi, à un degré moindre, des familles monoparentales. En revanche, les personnes âgées isolées sont plutôt présentes dans les centres et à l’ouest de Lyon. Ce n’est que dans la commune de Givors que ces trois formes de précarité familiale sont réunies, dans le centre de la ville.
À indicateurs comparables, la situation de nombreux quartiers a évolué plutôt positivement. La politique de renouvellement urbain entreprise dans certains quartiers a porté ses fruits, notamment à la Duchère (Lyon 9e), aux Plantées et au Mathiolan à Meyzieu. Les poches de précarité de Lyon disparaissent ou se réduisent.
–> Vous pouvez consulter la comparaison des trois plus grandes villes de la région Rhône-Alpes ici.

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