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Santé enjeux : Comment doit évoluer le CHU de Montpellier pour les 20 prochaines années ?
Par Redaction publié le 16 FEVR 2021 à 10:20
Les grands enjeux, chantiers et projets du CHU de Montpellier pour les années à venir sont détaillés dans le livre blanc. Il a été présenté au cours de l’assemblée plénière du Département de l’Hérault. Les explications de Thomas Le Ludec, Directeur du CHU et de Michaël Delafosse, le Maire de Montpellier.

Seul établissement public de santé de l’aire urbaine montpelliéraine, le CHU de Montpellier est le 7ème hôpital de France, en termes de ressources humaines, d’activité de soins et de recherche.

Face aux nombreux défis à relever au cours des 20 prochaines années, le CHU doit repenser en profondeur ses infrastructures pour continuer à assurer sa triple mission de service public : le soin, la formation des professionnels de santé et la recherche biomédicale.

Associé à la faculté de médecine de l’université de Montpellier et intégré au sein d’un environnement de structures de recherche publiques et d’entreprises innovantes, il forme un campus hospitalo-universitaire d’excellence, inscrivant la médecine comme ADN de l’histoire et de l’avenir de la ville de Montpellier.

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Les atouts du CHU de Montpellier

Le CHU est un établissement de proximité avec 40 % de ses patients issus de la Métropole de Montpellier mais aussi un hôpital de recours et d’excellence avec 30 % de patients pris en charge originaires d’autres départements que l’Hérault.

La principale force du CHU de Montpellier réside dans l’engagement sans faille de ses professionnels. Néanmoins, les conditions d’exercice restent parfois difficiles du fait de l’inadaptation architecturale de certains services (exiguïté des locaux des urgences et de nombreux secteurs de consultation, absence de climatisation, organisation d’activité sur plusieurs niveaux…), malgré l’investissement continu de l’établissement dans une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail.

Le CHU constitue un acteur économique majeur du territoire.

Premier employeur du département avec près de 12 000 professionnels, acheteur d’envergure avec 362 millions € d’achats dont 58 millions € au profit d’entreprises héraultaises, le CHU de Montpellier a un impact positif estimé à 1,8 milliard € par an en termes de retombées sur l’économie du territoire.

Quelles contraintes ?

Le patrimoine immobilier du CHU de Montpellier s’est formé et organisé sur les 130 dernières années en plusieurs étapes au nord de la ville. Aux hôpitaux pavillonnaires de La Colombière et de Saint-Eloi, sont venus s’intégrer Gui de Chauliac ouvert en 1972 puis Lapeyronie en 1982 et, enfin, Arnaud de Villeneuve en 1992.

Absents des plans de soutien à l’investissement « Hôpital 2007 » et « Hôpital 2012 » pour les activités Médecine/Chirurgie/Obstétrique (MCO), les bâtiments du CHU vieillissent progressivement jusqu’à l’élaboration du premier schéma directeur immobilier de 2013.

Avec près d’un milliard d’investissement programmé sur plus de 20 ans, ce dernier était ambitieux mais nécessite aujourd’hui une révision du fait de chocs majeurs qu’il n’était pas possible d’anticiper : l’aggravation des risques d’inondations lors des phénomènes méditerranéens et l’accentuation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes caniculaires dans notre région.

Ces deux impacts du changement climatique nécessitent des investissements importants de plusieurs dizaines de millions d’euros pour assurer la pérennité des infrastructures du site et la sécurité des conditions d’accueil des patients.

A ces contraintes, s’ajoute celle de l’impératif d’améliorer la sécurité incendie des quatre hôpitaux principaux du CHU (Arnaud de Villeneuve, Lapeyronie, Saint-Eloi, Gui de Chauliac) pour un montant estimé à plus de 50 millions €.

Les locaux actuels sont, pour certains vétustes, inadaptés aux prises en charge modernes et peu évolutifs.

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La canicule de 2019 et la crise sanitaire de l’épidémie de la Covid-19 ont mis en évidence l’inadaptation de l’hôtellerie et des infrastructures avec notamment trop de chambres doubles, des traitements d’air ne permettant pas de transformer rapidement des chambres de soins critiques en unité en pression négative l’été en cas de pic épidémique.

Dans ce contexte, le plan « investir pour l’hôpital » annoncé par le gouvernement en novembre 2019 et amplifié par la politique arrêtée en juillet 2020 dans la suite du Ségur de la Santé, est une réelle opportunité pour le Centre Hospitalo-Universitaire de Montpellier.

Seul un soutien fort des tutelles et de tous les acteurs institutionnels régionaux, départementaux et métropolitains, en lien avec les dispositions de ce Plan national d’investissement dans l’hôpital, rendra possible l’atteinte de ces objectifs ambitieux.

Le coût de des travaux de modernisation réalisés en 2 phases serait de 900 millions d’euros.

« C’est un effort important, qui nécessitera des soutiens. L’Etat s’est engagé dans un grand plan de modernisation des hôpitaux, et nous espérons être soutenus car nos besoins deviennent de plus en plus aigus et il est urgent que nous soyons prioritaires car nous ne l’avons pas été depuis deux décennies » assure Thomas Le Ludec, directeur du CHU de Montpellier.

Chiffres clés :

  • 7 sites
  • 11 827 professionnels (soignants, médecins, internes, administratifs, techniques, étudiants)
  • 3ème employeur de la région Occitanie (après le CHU de Toulouse et Airbus)
  • 3000 stagiaires par an
  • 1 milliard d’euros de budget par an
  • 2 576 lits et places d’hospitalisations complètes dans les disciplines de court séjour
  • 200 000 séjours de patients par an
  • 500 000 consultations par an
  • 298 lits de soins critiques (réanimation, soins intensifs, surveillance continue, néonatalogie),
  • 5 services ou secteurs d’urgences (adultes, enfants, gynécologiques, cardiaques et neurologiques),
  • 5 blocs opératoires (plus de 50 salles réalisant 45 000 interventions par an)
  • 6ème CHU de France pour la recherche
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