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Clémence Moreau
20 mars 2018 Dernière mise à jour le Mardi 20 Mars 2018 à 08:01

En visite sur le chantier le 16 mars dernier, Alain Rousset, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, a pu constater l’avancement des travaux de la future légumerie Vegecroc pilotée par le groupe Gozoki située à Agropole en Lot-et-Garonne.

La livraison est prévue fin 2018. Ce projet prévoit, dans les deux ans qui suivront la livraison, la création de 120 emplois.

Coût total de l’investissement : 30 millions d’€.

« Notre métier est de cultiver des produits locaux de qualité ! » souligne, d’entrée de jeu, Yann Maus le directeur général du groupe Gozoki, porteur du projet Vegecroc, une légumerie qui sortira de terre à la fin de l’année, à Agropole, en Lot-et-Garonne.

« C’est vrai, nous aurions pu partir au Maroc pour produire toute l’année ! Mais notre métier est tout autre : le local et le qualitatif ! »

La légumerie Vegecroc permettra ainsi de réaliser une première transformation de légumes frais et de qualité, produits en région, en vue d’approvisionner les usines du groupe Gozoki (12 PME agroalimentaires réparties sur 9 sites industriels dont 8 en Nouvelle-Aquitaine) en matière première sécurisée localement par des agriculteurs engagés par des contrats d’approvisionnement en circuits courts.

Une usine respectueuse de l’environnement

30 % de l’activité du site sera également consacrée à la production d’une gamme de produits propres à Vegecroc.

« Soucieux de la préservation de notre environnement, notre usine ne sera pas gourmande en énergie. Nous mettrons en place un système pour recycler nos déchets et des lampadaires solaires seront érigés (NDLR Yann Maus étant le directeur de Fonroche).

Ces 10 000 m2 de bâtiments de production constitueront la 1ère tranche du projet Vegecroc.

« L’objectif de ce projet est bien de mettre en avant les capacités du grand Sud-Ouest à off­rir une matière première de qualité, locale, issue de cultures respectueuses de l’environnement et le plus souvent Bio », précise l’entrepreneur.

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Une première tranche à 21 millions d’€ et une deuxième à 9 millions d’€

La première tranche de cet investissement immobilier et matériel représente un montant total de 21 millions d’€ (terrains compris). En visite sur le chantier le 16 mars dernier, les officiels ont pu constater l’avancement des travaux.

L’enjeu d’une deuxième tranche se dessine dès aujourd’hui, engageant le groupe dans un projet global de plus de 30 millions d’€, les deux tranches se superposant en partie. Le projet prévoit dans les deux ans qui suivront la livraison, la création de 120 emplois.

Les collectivités territoriales : actrices majeures de cet investissement

Afin que la première tranche de travaux de cette légumerie voit le jour, le Conseil Régional a débloqué une enveloppe de 1,085 million d’€ auxquels s’ajoutent 477 000 € de fonds européens.

Alain Rousset, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, s’est dit très heureux de voir ériger une telle usine en Nouvelle-Aquitaine et de rappeler que « dans les deux prochaines années, plus d’un milliard d’€ d’investissement industriel sera fait dans la Région. Je ne sais pas quelle autre Région en France peut se targuer d’avoir une si belle carte de visite ! »

Alain Rousset qui a également tenu à féliciter Yann Maus pour cet « investissement peu banal, à l’heure où l’investissement agroalimentaire diminue de 20 %. Yann Maus n’est pas Michel-Edouard Leclerc. Il possède un sens éthique de son investissement et se préoccupe du bien être des consommateurs »

Le Département de Lot-et-Garonne, quant à lui, a appuyé cette initiative à hauteur de 300 000 €. Pierre Camani président du Département, s’est dit « très fier d’abriter en Lot-et-Garonne des entrepreneurs comme Yann Maus qui croient dans les circuits courts et qui n’ont pas peur de s’engager ».

Par ailleurs, l’Agglomération d’Agen a réalisé la voie d’accès à Agropole III ainsi que les infrastructures nécessaires à l’extension de la technopole agroalimentaire pour plus de 1 million d’€.

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