Labellisée French Tech en octobre 2015, « Toulon Ruche digitale » vient d’être reconnue membre du réseau thématique #edTech et #entertainment (éducation et divertissement). Une reconnaissance pour les quelques 1.200 startups de l’écosystème. Un encou
– Pourquoi Toulon n’a été candidate qu’à la seule thématique EdTech et entertainement ?
On a réfléchi en mode concurrentiel en se demandant quelles spécificités locales on pouvait mettre en avant. Classiquement, au départ, on a pensé au tourisme et à la thématique de la mer car il y a à Toulon, un Pôle de Compétitivité Mer Méditerranée. On a finalement préféré quelque chose de plus « identitaire » mais de moins connu: la filière edTech. Ca nous paraissait crédible dans notre dossier.
On s’est donc focalisé uniquement sur cette thématique là. Nous avons un écosystème à taille réduite, on ne va pas se mentir, on est une ville de taille moyenne (164.000 habitants à Toulon/ 420.000 sur la Métropole Toulon Provence Méditerranée).
Mais pour nous aujourd’hui, le pari est gagné !
– Quels sont les atouts de l’écosystème toulonnais dans cette filière ?
L’agglomération compte 1.300 entreprises à vocation numérique, soit 6.000 emplois, et des Tech Champions précisément dans cette filière Education.
A l’image de Weecast qui a créé Tuto fin 2009 dans l’univers de la formation, qui affiche un chiffre d’affaires de 3 M€ et qui va se développer à l’international. Elle a été accompagnée pendant 10 ans.
Autre exemple: Icadémie, experte en formation en ligne, eLearning. C’est une structure initialement toulonnaise et qui s’est déployée sur tout le territoire.
Sur l’aspect plus « entertainment » et loisirs, on a aussi des pépites comme Anse Technology née en 2012, experte en télévision connectée.
Ou encore C2Care qui connaît un gros succès, avec une petite équipe de 6 personnes. Elle est spécialisée dans le serious game et la réalité virtuelle dans un but thérapeutique. L’approche de départ, avec un casque de réalité virtuelle, s’adresse au monde du jeu vidéo mais il est aujourd’hui utilisé dans les hôpitaux, comme à Marseille, pour aider à combattre ses phobies.
– En dehors des entreprises, de quoi est composé ce terreau local sur lequel repose la French Tech ?
On a aussi une belle filière universitaire : école d’ingénieurs, 1200 étudiants formés à ces métiers du numérique au sein de l’Université de Toulon, de ou encore dans les écoles d’ingénieurs ISEN et Seatech. On ajoute aussi KEDGE Business School.
Au cœur du nouveau campus, nous avons désormais Télomédia, une plateforme de production audiovisuelle et numérique dédiée aux nouvelles écritures.
Quant à TVT innovation, Toulon Var Technologies, il ne cesse de se développer. L’association d’entreprises (400 adhérents) est devenue incontournable. Ca fait 27 ans qu’elle accompagne les entreprises: incubation, hébergement type coworking, programme d’accélération…
Enfin, on reçoit le soutien nécessaire. Depuis 2 ans, Hubert Falco, Président de Toulon Provence Méditerranée, travaille un discours beaucoup plus positif et revendicatif, plus seulement basé sur la mer, l’Arsenal… Le numérique fait désormais partie de la politique publique. Il y a par exemple un grand projet de transformation de l’ancien hôpital Chalucet, en « Cité de la Connaissance et du Numérique ».

– Est ce une volonté de n’être rattaché ni à Marseille, ni à Nice ?
C’est vrai qu’on est coincés entre Nice-Sophia Antipolis et Aix-Marseille. Mais on est convaincus que Toulon a sa propre carte à jouer. Les entreprises locales sont dans une forme de défense du territoire mais sans chauvinisme. C’est juste pour dire « Toulon existe ».
Recevoir le label French Tech, entrer dans le réseau thématique EdTech et Entertainment, on nous dit que c’est une reconnaissance de ce qu’on fait depuis 1 ou 2 ans, mais ça fait plus d’une dizaine d’années que les choses sont en en cours ! L’agglo ne s’est pas réveillée sur le numérique l’an dernier. Toulon a été l’un des 1er territoires fibrés dans la région.
– Pourquoi tous ces efforts et ces succès sont si méconnus ?
C’est la problématique de Toulon et de toutes les villes moyennes. Vu son positionnement et son enclavement entre 2 grandes métropoles, c’est forcément très difficile d’exister.
Mais on émerge du coup de façon souvent originale, souvent « différenciante » parce qu’on ne peut pas être dans le mimétisme de ce que font les gros territoires plus attractifs. Ca porte ses fruits. On accueille et on développe de plus en plus d’entreprises, les bâtiments dévolus à la gestion de l’entreprenariat numérique se développent eux aussi. Finalement Toulon est là et joue son va-tout. C’est de bon augure pour la ville. Le message prendra du temps mais il commence à s’affirmer.
– Quelles sont les étapes à venir après cette entrée dans le réseau ?
Les programmes d’accélération vont pouvoir être intensifiés. On va pouvoir recruter sur les 2 à 3 ans à venir, dans des structures publiques d’accompagnement. C’est une mayonnaise qui doit prendre. Si on n’avait pas eu cette labellisation et l’entrée dans ce réseau, les briques étaient déjà là, ça n’aurait rien détruit. Mais là, ça va permettre un tempo plus rapide. Sans bien évidemment être un frein pour toutes les des autres filières.

![Visuel cooperaif 1 1000x200px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_1000x200pxEcomnews-v1.jpg)







![Visuel cooperaif 1 300x600px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x600pxEcomnews-v1.jpg)





![Visuel cooperaif 1 300x250px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x250pxEcomnews-v1.jpg)




Réagissez à cet article