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Françoise Sigot
2 novembre 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 2 Novembre 2016 à 06:11

Sous l’impulsion du Pil’es (Pole d’intelligence logistique Europe du Sud) entreprises, partenaires sociaux et institutionnels développent des outils de GPEC.

 

 

Avec 2 millions de mètres carrés d’usines logistiques employant 14 000 personnes, le Nord Isère est la première plateforme logistique terrestre nationale.

Un secteur d’activité en pleine mutation, ce qui oblige les entreprises à revoir leur gestion des ressources humaines pour faire face à ces changements, spécialement l’automatisation.

Depuis deux ans, sous l’impulsion du Pole d’intelligence logistique Europe du Sud, ce territoire est le pilote d’une démarche de GPEC.

« Le territoire du Nord-Isère offre un niveau intéressant pour les comprendre, anticiper les évolutions et rechercher des pistes de solution. C’est dans ce but qu’a été initiée en 2014, une démarche territoriale de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC-T) », retrace Cécile Michaux, déléguée générale du Pil’es.

Après avoir réalisé un diagnostic des politiques de gestion des ressources humaines dans les entreprises adhérentes du Pil’es, le cap est désormais mis sur la recherche de solutions permettant de disposer des compétences optimales pour les prochaines années.

Plus d’une dizaine de groupes de travail composés des entreprises, des partenaires institutionnels (Communauté d’agglomération, Région, CCI, Pôle Emploi…), des OPCA et des partenaires sociaux sont donc à pied d’œuvre pour tester des outils de GPEC d’abord dans les entreprises adhérentes du Pil’es avant d’être dupliquées à l’échelle du Nord Isère et peut être de la France.

Trois thèmes phares mobilisent ces différents partenaires :

  • l’accompagnement des entreprises et de leurs salariés dans l’évolution des emplois, des compétences et des organisations du travail ;
  • la sécurisation et la valorisation des parcours professionnels des salariés et des intérimaires de la logistique ;
  • l’amélioration de l’accès aux métiers de la logistique par une meilleure orientation et une offre de formation adaptée et la prévention des risques liée à l’usure professionnelle.

L’une des premières pistes de travail s’oriente vers la construction d’une nouvelle offre visant à doter les managers intermédiaires d’un bagage spécifique sur le management d’équipe au sein des entreprises de la logistique. L’idée de définir une sorte de langage commun sous forme d’un référentiel de compétences fait aussi partie des actions qui se mettent en place.

Partagé par les entreprises, cet outil servirait de base à la constitution d’un vivier de compétences au sein duquel elles pourraient trouver des collaborateurs répondant à leurs attentes.

Les salariés, pourraient quant à eux profiter de ce référentiel pour mieux valoriser leurs compétences y compris hors du secteur logistique.

Le développement d’actions de communication en direction des jeunes, et une meilleure gestion de la pénibilité font aussi partie des axes de travail en cours.

Le pil’es et ses partenaires se donnent deux ans pour peaufiner ces outils.

 

Piles

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