Spécialiste de la location de garde-meubles entre particuliers, la start-up bordelaise Jestocke.com vient de lever 1,6 million d’euros d’investissement. Une bouffée d’air qui va lui permettre de renforcer son positionnement en France et de partir à l
Equipe de la start-up Jestocke
Le service de location d’espace de stockage entre particuliers a de beaux jours devant lui. En témoigne la réussite fulgurante de la start-up bordelaise Jestocke.com qui vient de lever la coquette somme de 1,6 million d’euros auprès de MAIF Avenir, BPI et d’autres actionnaires historiques de la startup.
À l’origine du site Jestocke.com, le déménagement à Bordeaux d’une ex-parisienne, Laure Courty. « J’avais beaucoup d’affaires, notamment des meubles, que je ne savais pas où stocker », explique la fondatrice, précédemment éditrice freelance en géopolitique. Mais aller dans une usine à box, en périphérie de la ville, je trouvais ça complètement glauque et trop cher ».
Or, la jeune entrepreneuse remarque très vite que ses voisins disposent d’un garage ou d’une cave très peu utilisés. Reste à organiser la mise en relation entre ceux qui ont besoin d’espace et ceux qui en ont trop à leur disposition.
Ce pari entrepreneurial, qui surfe sur l’économie collaborative, s’avère très vite payant. Trois ans seulement après sa création, l’entreprise emploie 14 salariés à Bordeaux et voit son chiffre d’affaires augmenter de 30 % chaque mois (même si son montant exact reste secret pour l’instant).
De plus, elle réalise une croissance de +250 % sur le nombre de réservations. « Notre force est de disposer de 350 000 m3 d’espace de stockage dans plus de 1 000 villes en France, mobilisables immédiatement », précise Laure Courty, qui ambitionne déjà de conquérir 10 000 villes d’ici 2018.
L’autre atout de cette entreprise, ce sont ses prix attractifs, « en moyenne, 30 à 60 % moins chers que les garde-meubles traditionnels selon la taille de la ville », avance sa fondatrice. Et, chaque transaction bénéficie d’un système d’assurance en lien avec la MAIF, qui couvre à la fois les biens des locataires pendant la durée de la location et certaines conditions d’annulation.
Une ouverture sur l’Europe du Nord
Grâce à cette levée de fonds, l’entreprise peut espérer aller encore plus loin. Elle va recruter dès septembre des ingénieurs informatiques pour renforcer l’équipe technique du site, investir dans le marketing et la communication, et améliorer ses produits à destination des particuliers comme des professionnels.
Mais l’appétit de l’entrepreneuse ne s’arrête pas au marché français. Elle compte bien s’attaquer d’ici fin 2017 au marché de l’Europe du Nord. « La pression immobilière dans ces pays est forte, tout comme la tradition de l’économie collaborative », souligne Laure Courty.
En janvier 2015, la start-up avait déjà réussi une levée de fonds de 300 000 euros.

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