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Denys Bédarride
18 mai 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 18 Mai 2016 à 06:05

Le projet de loi Travail - intitulé « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » - vient d’être adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale avec le recours au 49.3. Il va à présent


Si sur certains sujets particulièrement pénalisants, le Gouvernement a reculé, le projet de loi ne serait globalement pas à la hauteur de ses ambitions initiales, à savoir donner plus de liberté et de souplesse aux entreprises d’après la FHP.

Neanmoins, nous avons souhaité vous donner quelques éléments d’appréciation et d’analyse sur ce texte.

Les points intéressants

 
  • Modulation des cotisations chômage

Elle restera optionnelle dans le Code du travail. Donc pas de surtaxation des CDD… Le Gouvernement s’en remet à la négociation des partenaires sociaux.

  • Inversion de la hiérarchie des normes 
 
La primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche est donnée, notamment en matière d’aménagement du temps de travail. 

A titre d’exemple, l’accord d’entreprise pourra dorénavant fixer les contreparties au temps d’astreinte, le taux de majoration des heures supplémentaires mais également les jours fériés chômés. 

L’accord de branche intervient de manière supplétive pour les entreprises ne pouvant ou ne souhaitant pas négocier.

  • Sécurisation des conventions de forfaits antérieurs 

Les accords de branche ou d’entreprise prévoyant des forfaits jours qui, à la date de publication de la loi, ne seraient pas conformes à celle-ci, n’auraient pas à être révisés. Ils seraient sécurisés sous réserve, notamment, que l’employeur contrôle que la charge de travail n’est pas incompatible avec le respect des repos quotidiens et hebdomadaires. 

  • Sort des avantages individuels acquis en cas de dénonciation

Suite à une dénonciation d’un accord collectif et en l’absence de conclusion d’un nouvel accord dans le délai de 15 mois, les salariés ne conserveront que la rémunération dont le montant annuel ne pourra être inférieur à la rémunération perçue au cours des douze derniers mois. 

  • Accords de préservation ou de développement de l’emploi

Ces accords permettront aux entreprises d’ajuster leur organisation pour répondre à des objectifs de préservation ou de développement de l’emploi. Ils permettront d’augmenter le temps de travail. Mais l’accord ne doit pas avoir pour effet de diminuer la rémunération mensuelle du salarié.

 

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