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Denys Bédarride
2 mars 2015 Dernière mise à jour le Lundi 2 Mars 2015 à 23:03

La fonction publique territoriale entre dans une période dont les repères ne sont pas encore fixés. Sous la pression de réformes institutionnelles, la fusion des régions, des contraintes budgétaires, les collectivités préparent de nouveaux modes de f

Les quelques 2 millions de fonctionnaires en place devront évoluer. Comme les modes de sélection et de recrutement des futurs candidats. Le masse salariale des collectivités a augmenté de 4% en 2014. 

Une évolution singulière, supérieure à celles enregistrées en 2012 et 2013 alors même que le gouvernement impose à ces collectivités une cure d’austérité de 11 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat.

Plus globalement, l’accroissement du déficit des collectivités interpelle la Cour des comptes qui constate que les déséquilibres ont bondi de 3,7 milliards à 9,2 milliards entre les exercices 2012 et 2013. En clair, la maîtrise des finances locales est désormais un des enjeux majeurs des années à venir. Ce qui ne peut pas être sans impact sur les perspectives d’emploi dans cette fonction publique.

Le recrutement des cadres

En termes de recrutement, la baisse des investissements aura une influence sur les volumes de recrutement des cadres. A court terme, les responsables ne le cachent pas. En revanche, ils considèrent que la recherche et le renouvellement des talents seront toujours nécessaires.

Aujourd’hui, les profils sont identiques à ceux qui sont privilégiés dans le secteur privé : des spécialistes voire des experts dans les métiers techniques où les collectivités sont en sérieux déficit. Les ingénieurs par exemple mais aussi les informaticiens ou les spécialistes des transports d’une part et des compétences en gestion et en finance avec le savoir-faire nécessaire au management des équipes dont les codes sont ceux de la fonction publique.

Une grande variété de métiers

Et si au total, 50% des recrutements de la Fonction publique sont faits au bénéfice de l’Education nationale, le ministère de la Fonction publique souligne que pour le reste il y a des opportunités dans plus de 200 métiers très différents qui proposent des parcours et des postes dont la variété est trop méconnue.

La partie académique toujours importante est désormais encadrée d’épreuves moins nombreuses. Le profil recherché dépend surtout de la personnalité et de la motivation des candidats. Un élément qui répond aux attentes des cadres qui choisissent de se mettre au service de l’intérêt général avec d’autant plus d’engagement que la crise est profonde. Cette catégorie de candidats met en priorité son souci d’une recherche de sens dans son engagement professionnel.

Un contexte favorable au recrutement des collectivités

Les métiers de la Fonction publique proposent en effet de plus en plus de nouveaux postes à haute valeur ajoutée. La montée en puissance des exigences environnementales, celles des normes de précaution et la diffusion des technologies de communication à l’exemple du déploiement du plan fibre sur l’ensemble du territoire, appellent des compétences qui ne sont pas répertoriées dans le grand livre officiel des métiers de la Fonction publique.

Si le souhait du législateur se concrétise, les contractuels de la FPT devraient être sécurisés dans un environnement où le CDI serait le contrat de référence. En attendant, quel que soit le statut, les candidats doivent savoir qu’ils ne seront pas uniquement jugés sur les compétences techniques. Les collectivités attendent de leurs cadres qu’ils opèrent avec souplesse et sens du compromis dans un environnement où s’imbriquent des intérêts communaux, départementaux et régionaux.

 

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