Quatrième mandat et cap assumé pour Jean Léonetti. À la tête de la communauté d’agglomération créée en 2002, le Maire d'Antibes entend consolider la puissance de Sophia Antipolis tout en diffusant la croissance à l’ensemble du territoire, entre littoral, moyen pays et économie de proximité. Reportage vidéo.
Pour son quatrième mandat en tant que Président, Jean Leonetti annonce une feuille de route claire et efficace où la croissance, l’attractivité et l’équilibre sont des mots d’ordre. « La communauté d’agglomération, ce n’est pas une supracommunalité », pose d’emblée celui qui a été réélu maire d’Antibes dès le premier tour. Président de la CASA, il revendique une gouvernance respectueuse des communes : « une vision globale qui préserve la souveraineté des maires ».
Mais derrière cette ligne politique, l’objectif est limpide : faire du développement économique le moteur du territoire, en s’appuyant sur ses pôles d’excellence tout en corrigeant ses déséquilibres.
Sophia Antipolis, une locomotive économique de rang mondial
C’est le cœur du réacteur. Sophia Antipolis concentre l’essentiel de la dynamique économique et demeure l’atout majeur du territoire. « Nous avons la chance d’avoir une technopole de renommée internationale », rappelle Jean Leonetti.
Les chiffres traduisent cette montée en puissance : de 29 000 salariés en 2010 à 46 000 aujourd’hui. Une progression qui illustre la capacité du site à attirer entreprises, chercheurs et talents.
Cette attractivité repose sur un modèle éprouvé de fertilisation croisée entre université, recherche et entreprises. « L’académique, la recherche et les entreprises continuent à être des partenaires efficaces au service de la croissance », souligne-t-il.
Le positionnement sur l’intelligence artificielle apparaît désormais comme stratégique. Dans un contexte de compétition internationale, Sophia Antipolis entend s’imposer comme un hub européen de référence.
Symbole de ce rayonnement : l’accueil du Congrès mondial des technopoles, remporté face à des candidatures comme Dubaï ou Québec. « C’est Sophia Antipolis qui a été choisie comme modèle », insiste le Président, y voyant une reconnaissance majeure.
Un effet d’entraînement pour l’ensemble du territoire
Au-delà de ses frontières, Sophia Antipolis irrigue toute l’économie locale. « Cette croissance apporte des redevances pour les communes et une dynamique pour l’emploi », rappelle Jean Leonetti.
L’enjeu du mandat est désormais de mieux diffuser cet effet d’entraînement. Car si la technopole concentre l’activité, la stratégie vise à éviter une économie à deux vitesses.
Une économie à diffuser : commerces, villages et territoires
« La communauté d’agglomération, c’est une myriade de villages », résume Jean Leonetti. Une formule qui traduit une volonté : faire participer toutes les communes à la dynamique économique.
Le commerce de proximité devient un axe structurant. « Je n’ai pas envie d’avoir des super centres commerciaux qui vont affaiblir le commerce de proximité », tranche-t-il. L’objectif est de préserver un tissu économique local, au plus près des habitants.
Même logique dans les quartiers urbains : « chaque quartier doit être un village ». Une vision qui privilégie l’équilibre, la diversité et la résilience économique.
Littoral et arrière-pays : vers un rééquilibrage
Autre priorité : mieux articuler littoral et moyen pays. Le tourisme apparaît ici comme un levier stratégique.
Jean Leonetti défend un tourisme complémentaire, sans dénaturer la côte tout en valorisant l’intérieur des terres. « Faire découvrir l’arrière-pays (…) c’est une journée gagnée pour le territoire », explique-t-il.
Villages perchés, patrimoine, identité locale : autant d’atouts mobilisés pour construire une économie plus équilibrée.
Agriculture et environnement : des relais de croissance
Le développement ne se limite pas à la technologie. « Sophia Antipolis, ce n’est pas qu’une technopole froide », insiste le président.
Agriculture, terroir, circuits courts : ces dimensions participent aussi à l’économie locale. Des sites comme le moulin d’Opio ou la Bastide de la Violette illustrent cette volonté de diversification.
En parallèle, la gestion des risques et de l’environnement devient un enjeu structurant. Après les inondations de 2015, le territoire a profondément évolué. « Nous n’avons plus connu ces événements », souligne-t-il, défendant une approche basée sur l’adaptation.
Fiscalité maîtrisée pour soutenir la croissance
Dernier pilier : la fiscalité. « On aura toujours des impôts plus bas que possible », affirme Jean Leonetti.
Un choix assumé pour renforcer l’attractivité économique. Le modèle repose sur un cercle vertueux : des taux modérés, compensés par une base économique élargie grâce à la croissance et à l’installation d’entreprises.
Une stratégie économique à deux niveaux
Au final, le cap est double : consolider une locomotive internationale avec Sophia Antipolis, tout en diffusant la croissance dans l’ensemble du territoire.
« Le dialogue n’exclut pas la décision », conclut Jean Leonetti. Une manière d’affirmer une gouvernance pragmatique, au service d’un objectif central : faire de l’agglomération un territoire à la fois puissant, attractif et équilibré.
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