Interview exclusive de Joseph Francis : Quelle est sa vision de l'économie régionale ? De la fusion avec Midi-Pyrénées, des élections régionales ....
Vous avez été nommé secrétaire national à l’UDI. Quelles sont vos axes de travail ? quelles sont les priorités de l’UDI en termes économiques et pour les entreprises ?
L’objectif de l’UDI est de construire un projet courageux, innovant, qui transforme et adapte notre modèle économique, et protéger notre modèle social.
Nos axes prioritaires résident dans l’écoute des représentants du monde économique. On ne fait pas de l’économie sans le monde économique. Le rôle de l’Etat n’est pas de faire l’économie mais de tracer le cadre dans lequel les acteurs économiques doivent pouvoir se réaliser.
Trop de centralisation des décisions. Bercy est devenu le centre des décisions économiques. Il faut redonner aux Régions plus de compétences et plus de moyens. Cela passe par la création, au niveau régional, de fortes agences de développement économique avec l’intervention de l’Etat par la BPI, des acteurs économiques (chambres de commerce) et présidées par les élus régionaux. Cette ADER aura pour rôle de développer les filières d’excellence.
Comment voyez vous évoluer notre économie en Languedoc-Roussillon ?
L’économie en Languedoc Roussillon est principalement basée sur l’emploi et la commande publiques, et les initiatives individuelles. Malheureusement, la commande et l’emploi publiques subiront une forte érosion due à deux facteurs principaux : d’abord la fusion avec Toulouse qui, incontestablement, nous fera perdre des milliers d’emplois directs et indirects.
Ensuite, les budgets territoriaux ne pourront pas continuer à supporter les emplois électoralistes. De même, la baisse des dotations de l’Etat et la gestion irresponsable des budgets territoriaux font que les budgets d’investissement sont en diminution continue.
Il y a danger que nous commençons à percevoir, principalement dans le BTP où notre région subit une forte crise malgré la croissance de la commande privée due à la croissance démographique.
Quant à l’initiative individuelle où l’on voit surgir des réussites industrielles, cela reste limité et ne peut pas compenser la crise économique et palier les fortes hausses de chômage et les baisses de pouvoir d’achat. Nous avons besoin d’un plan à l’initiative des pouvoirs publics pour voir émerger des filières industrielles.
Quel est votre sentiment sur cette fusion entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ? Le LR a peur de tout perdre dans cette fusion. Que faut il faire ou peut on faire quelque chose ?
La fusion entre Languedoc Roussillon et Midi Pyrénées s’est faite pour des raisons politiques. Le PS a eu peur de perdre les élections en Languedoc Roussillon et a opéré cette fusion sans aucune préparation.
Les élus du Languedoc Roussillon auraient dû préparer un plan de compensation pour les pertes importantes que nous allons subir, notamment en utilisant nos atouts en matière de santé, de tourisme et agroalimentaire pour ne citer que ceux-là.
D’une décision négative pour le Languedoc Roussillon, nous pourrions faire une force de coopération. Mais pour y parvenir, il faut avoir des élus compétents et qui travaillent dans l’intérêt général.
Pourquoi l’UDI n’est pas impliqué dans les futures élections régionales de décembre ?
L’UDI procède par méthode et ne brûle pas les étapes. Nous représentons le centre droit et n’avons jamais confondu les alliances. Notre partenaire, dans une coalition de majorité, est bien l’ex UMP « les Républicains ».
Les discussions se font sur le plan national pour clarifier les positions de chacun, à la fois sur le plan programmatique, sur la charte d’éthique et sur la présence de l’UDI dans la gouvernance des futures régions.
Dès que ces discussions auront abouti, l’UDI, parti politique des territoires, prendra toute sa part dans la campagne des régionales.
Quelles sont les priorités de l’UDI 34 ?
L’UDI 34 vient d’achever son premier cycle d’unification de toutes ses composantes. Nous sommes désormais en marche pour la mise en place de notre projet de territoire.
Nous avons besoin de faire connaître l’UDI et ses cadres auprès des habitants de notre département. Ce projet de conquête est en cours de préparation. Plus de soixante cadres de l’UDI 34 y travaillent. Il va démarrer à la rentrée, en septembre.
Notre objectif est de donner la vraie image de l’UDI, parti le plus aimé des français. Nous irons à la rencontre de nos concitoyens, les écouter, leur faire part de nos propositions et de nos valeurs. Bref, donner à l’action politique son sens noble au service du citoyen.

![Visuel cooperaif 1 1000x200px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_1000x200pxEcomnews-v1.jpg)







![Visuel cooperaif 1 300x600px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x600pxEcomnews-v1.jpg)





![Visuel cooperaif 1 300x250px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x250pxEcomnews-v1.jpg)




Réagissez à cet article