Hekat Fluidics
#Cancer #Innovation #Recherche #RechercheMedicale #Sante #VieDesEntreprises #Bordeaux #NouvelleAquitaine
Denys Bédarride
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Jeudi 23 Juillet 2026 à 18:16

La start-up néo-aquitaine vient de réaliser une nouvelle levée de fonds de 2,4 millions €. Elle commercialise en 2026 le premier nano-trieur d’exosomes, destiné dans un premier temps au marché de la R&D. La société prévoit un CA de 125 millions € à l’horizon 2035. L’innovation, unique au monde, s’adressera à terme à un marché international potentiel de 1,2 milliard €.

« Il faut trier les exosomes ! ». C’est par cette phrase sibylline que tout a commencé pour la start-up implantée à Pessac en Nouvelle-Aquitaine. Ce « mantra », prononcé il y a moins de 5 ans par une responsable d’un institut de recherche majeur, trouve aujourd’hui un premier aboutissement avec la mise sur le marché du NanoSorter d’Hekat Fluidics.

En juillet 2026, Hekat Fluidics lance la toute première version commerciale de son innovation de rupture dans l’instrumentation biomédicale. Le NanoSorter, prototype pré-industriel conçu et fabriqué par ses équipes ces trois dernières années, va désormais permettre à des laboratoires de recherche de progresser dans l’étude des nano-objets biologiques. La jeune deeptech entend ainsi plus particulièrement se positionner en tant qu’acteur pionnier de la « révolution des exosomes » pour le dépistage précoce de cancers.

Hekat Fluidics 3

C’est quoi la révolution des exosomes au service de la lutte contre le cancer ?

Malgré les progrès réalisés dans les traitements, certains cancers conservent un très mauvais pronostic. Cela est souvent dû à un diagnostic trop tardif. Or, le sang des patients contient de minuscules vésicules libérées par les cellules, qui pourraient révéler énormément d’informations utiles : les exosomes.

En étant capable d’extraire du sang ces vésicules extra-cellulaires qui proviennent spécifiquement de la tumeur, un diagnostic précoce pourrait être établi. Et il serait même possible de délivrer au patient le bon traitement, de manière personnalisée, sans passer par des thérapies de première intention inefficaces.

Ainsi, dans le cancer du pancréas, un traitement unique est aujourd’hui administré car les biopsies, trop dangereuses, ne peuvent être pratiquées. Ce traitement est le plus efficace, mais seulement dans environ un cas sur cinq. Pour 80 % des patients, les résultats ne sont pas probants, et il est alors trop tard pour envisager d’autres voies thérapeutiques. 

Quelle est la révolution des exosomes au service de la lutte contre le cancer ?

Malgré les progrès réalisés dans les traitements, certains cancers conservent un très mauvais pronostic. Cela est souvent dû à un diagnostic trop tardif. Or, le sang des patients contient de minuscules vésicules libérées par les cellules, qui pourraient révéler énormément d’informations utiles : les exosomes.

En étant capable d’extraire du sang ces vésicules extra-cellulaires qui proviennent spécifiquement de la tumeur, un diagnostic précoce pourrait être établi. Et il serait même possible de délivrer au patient le bon traitement, de manière personnalisée, sans passer par des thérapies de première intention inefficaces.

Ainsi, dans le cancer du pancréas, un traitement unique est aujourd’hui administré car les biopsies, trop dangereuses, ne peuvent être pratiquées. Ce traitement est le plus efficace, mais seulement dans environ un cas sur cinq. Pour 80 % des patients, les résultats ne sont pas probants, et il est alors trop tard pour envisager d’autres voies thérapeutiques. 

« C’est à ce défi que nous nous sommes attaqués. Les exosomes libérés par les cellules tumorales présentent un très grand potentiel. Ces biomarqueurs très précoces d’un cancer peuvent être prélevés de manière non invasive au moyen d’une simple prise de sang. Et permettre de connaître le type de tumeur, son agressivité, la sensibilité au traitement…Mais jusqu’à présent cette mine d’information n’est pas exploitée en clinique : faute d’un instrument adapté, on ne sait toujours pas en 2026 identifier et extraire les exosomes. Ces derniers, 1000 fois plus petits que la cellule dont ils proviennent, sont en effet difficiles à « voir » et à manipuler. L’ambition de Hekat est de permettre aux chercheurs, puis aux cliniciens, d’exploiter ce qui est là mais reste aujourd’hui inaccessible, pour pouvoir proposer aux patients un diagnostic plus précoce et un traitement personnalisé » explique Sophie Bourzeix, présidente et fondatrice de Hekat Fluidics.

Hekat nouvelle aquitaine Bourzeix

En quoi le nano-trieur de Hekat apporte des réponses nouvelles aujourd’hui ?

Le NanoSorter apporte une réponse à un besoin exprimé jusqu’alors sans solution. C’est le premier instrument au monde capable de détecter, compter et trier les nano-objets, désormais mis à la disposition d’équipes de recherche.

Les cytomètres en flux, inventés au milieu du XXe siècle, ont révolutionné l’immunologie et la biologie des cancers. Aujourd’hui avec le Nanosorter, Hekat Fluidics a l’ambition de révolutionner l’étude du micro-environnement tumoral et la biologie du XXIe siècle.

« Nous sommes la première équipe au monde à parvenir au tri de nano-objets, en ayant choisi une voie radicalement nouvelle. Avec le NanoSorter, nous faisons exactement la même chose que les trieurs de cellules, mais en 10 000 fois plus petit ! 

Hekat Fluidics 2

De nombreux chercheurs en biologie qui travaillent sur les cancers nous ont dit : 

« C’est la machine que nous attendions. Elle va être très utile pour notre communauté scientifique ». Certains ont même dit que lorsque nous aboutirions dans la mise au point d’un instrument de tri, ce serait « leur plus beau cadeau de Noël ! »

Aider les chercheurs à exploiter tout le potentiel des vésicules extra-cellulaires est notre priorité avec ce lancement en 2026, aussi bien en recherche fondamentale que translationnelle, qu’elle soit académique ou en entreprise. C’est de cette manière qu’émergeront d’ici quelques années des applications diagnostiques validées dans le domaine du cancer, se réjouit Sophie Bourzeix.

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Et demain, comment Hekat entend faire progresser le diagnostic des cancers ?

Aujourd’hui Hekat Fluidics a fait la preuve de la capacité de son innovation à trier des exosomes. Son instrument novateur ouvre un champ totalement nouveau de biopsies liquides ultra-précises.

A présent, ses équipes vont œuvrer à l’industrialisation du NanoSorter, tout en démontrant son utilité appliquée au diagnostic des cancers.

A terme, le but est de permettre des campagnes massives de détection très précoces. A partir d’une simple et unique prise sang, toute une tranche d’âge de la population générale pourrait ainsi se voir proposer un test capable de dépister plusieurs types de cancer.

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