Dimanche 24 juin se déroulera le Grand Prix de France de Formule 1, de retour dans le Var et sur le circuit Paul Ricard après 28 ans d’absence. L’événement doit rayonner sur toute la région : 500 emplois directs pérennes et 1500 emplois indirects cré
Un évènement mondial !
« Sincèrement, je n’y croyais pas trop au départ », confie Christian Estrosi. Le maire de Nice est à l’origine de ce retour du Grand Prix de France de F1 au Castellet, alors qu’il était président de la Région. « Une étude du cabinet Deloitte nous a ensuite montré qu’1 euro investi en rapporterait 5, et que 500 emplois pérennes seraient créés. » C’était il y a à peine plus de 18 mois.
Aujourd’hui, à l’aube du jour J, les acteurs économiques locaux ne contiennent pas leur enthousiasme. Ils l’ont rappelé ce 15 juin à l’occasion d’un forum organisé par la Chambre de Commerce Nice Côte d’Azur.
Car si l’événement se déroule dans le Var, l’impact dépasse allègrement les limites du département. Pour Denis Cippolini, président du syndicat des hôteliers 06: « Les retombées sont magnifiques ! Les hôtels sont pleins à craquer, dans le Var mais aussi sur la Côte d’Azur et dans la région de Marseille. »
« On le voit déjà avec le Grand prix de Monaco qui remplit les hôtels jusqu’à Saint-Tropez », renchérit Philippe Renaudi, président de l’UPE06. « En termes d’image et d’attractivité, deux Grands Prix, nous n’aurons jamais mieux ! »
Avec 600 journalistes accrédités et plus de 300 millions de téléspectateurs potentiels dans le monde, l’opération publicitaire pour le territoire est exceptionnelle.
« C’est un événement mondial, une chance absolue », assure Jean-Pierre Savarino, président de la CCI niçoise (et tout nouvellement élu 1er vice-président de la CCI régionale).
« Au niveau du marketing territorial, on ne pouvait pas faire mieux. C’est pour cela que les CCI de la région ont accompagné financièrement cette démarche. L’enjeu est si important. Sans compter que l’aéroport de Nice est l’axe d’entrée pour se rendre au Grand prix de France, beaucoup plus que Marseille qui compte moins de connexions internationales. »
Le Grand Prix de France se déroulera au Castellet pour (au moins) les 5 années à venir, sur un circuit ultra moderne et refait à neuf.
Au-delà du coup de fouet donné à l’économie touristique locale, il s’agit selon Christian Estrosi, de « nourrir toute une économie qui avait disparu depuis 1991 », date à laquelle l’événement avait été délocalisé à Magny-Cours.
« C’est toute une filière qui va se développer sur le plateau de Signes et que nous devons accompagner avec une vraie stratégie sur la formation aux métiers de l’automobile, avec les pôles de compétitivité, les opérations d’intérêt régional, l’innovation, l’attractivité que nous devons donner à notre territoire. Un grand nombre de manufacturiers s’installeront de manière pérenne. Les grosses écuries pourront y faire leurs séances d’essais. De grands événements pourront être organisés tout au long de l’année. »
L’histoire ne fait donc que commencer, ou plutôt recommencer pour ce circuit mythique privé de Grand Prix de France depuis presque 30 ans. Au total, 14 millions d’€ de fonds publics ont été rassemblés pour mener à bien ce projet. 16 millions d’€ devraient être assurés par la vente des billets. Le public pourra profiter de l’événement dès le 21 juin. Les organisateurs espèrent 65 000 personnes pour la seule journée de dimanche, point d’orgue d’une renaissance très attendue.

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