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Deborah Berthier
4 février 2017 Dernière mise à jour le Samedi 4 Février 2017 à 20:02

Lors son premier meeting de campagne, samedi à Lyon, Emmanuel Macron a commencé à détailler ses mesures en matière de finances publiques et d’emploi. Ecomnews y était et vous les explique.

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Il était attendu au tournant. Beaucoup reprochaient à Emmanuel Macron de jouer la carte « anti-système », sans avoir de réel programme.

Ils étaient donc nombreux à avoir répondu présents samedi, à Lyon, pour entendre les propositions de l’ancien ministre de l’Économie, lors de son premier meeting de campagne.

Il a suffit d’une demi-heure pour remplir les 8000 places du palais des sports de Gerland et ce sont plus de 5 000 personnes qui ont dû se contenter de suivre son discours depuis l’extérieur, sur écran géant. 

Au côté de Gérard Collomb, maire de Lyon et l’un de ses plus fervents soutiens, Emmanuel Macron a commencé à dévoiler les grandes lignes de son programme économique.

Ecomnews y était et vous les détaille : 

« Nous serons les défenseurs du travail »

Le fondateur du mouvement « En Marche » a beau avoir été ministre du gouvernement socialiste, il ne partage pas les idées portées par le candidat du parti. Il l’a réaffirmé à Lyon.

A plusieurs reprises, il s’est attaqué au programme de Benoît Hamon, déclarant notamment s’opposer « à un projet qui voudrait que la promesse faite à chacun soit de vivre dans une oisiveté subie ou choisie ».

« Nous serons les défenseurs du travail », a-t-il déclaré.

Pour faire de la France un pays, où « œuvrer pour son travail est plus simple », Emmanuel Macron s’engage tout d’abord à supprimer le RSI et propose de simplifier le droit du travail afin qu’il « soit plus près du terrain ».

En d’autres termes, ce sont les négociations au sein des entreprises ou des branches qui permettraient d’établir les « bonnes règles » et non le droit du travail. 

Baisser le coût du travail et garantir une indemnité à tous les chômeurs

Emmanuel Macron entend également baisser le coût du travail en France et permettre à tous de gagner en pouvoir d’achat. Comment ? Grâce à un aménagement des charges patronales « jusqu’à 2,5 SMICs et un allègement de charges de 10 points au niveau du SMIC ».

Mais les cotisations salariales ne sont pas en reste. Le candidat propose de les alléger en repensant le financement des assurances maladie et chômage.

Ils souhaitent également garantir que toute personne sans emploi puisse accéder à une indemnité, quelle que soit sa situation.

En revanche, ces nouveaux droits entraîneraient de nouveaux devoirs. « Quand un emploi décent, compte tenu des qualifications, est présenté, il doit être accepté », précise le candidat à l’Élysée.

Priorité au numérique, à l’énergie, à la modernisation de l’État et à la formation des jeunes

Emmanuel Macron n’est pas passé à côté de la question des finances publiques. Il a réaffirmé qu’il était essentiel de « respecter nos engagements », notamment vis-à-vis de l’Europe.

Pour cela, la France doit réduire ses dépenses de fonctionnement sur 5 ans. Sur ce point, l’ancien ministre de l’Économie s’est engagé à livrer les détails de sa stratégie d’ici la fin du mois de février. 

Mais pour le candidat, cette baisse des dépenses doit être couplée à une politique d’investissement  sur les quatre grands domaines prioritaires que sont le numérique, l’énergie, la modernisation de l’État et la formation des jeunes.

Le fondateur de « En marche » souhaite également allouer une part du budget plus importante à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme. Il compte porter progressivement le budget de la défense à 2 % du PIB de la France.

Mais aussi recruter 10 000 fonctionnaires de police et de gendarmerie supplémentaires au cours de son quinquennat.

78 jours pour convaincre

Malgré ces annonces, les contours précis du programme d’Emmanuel Macron se font encore attendre. Mais les militants semblaient conquis après cette heure et demi de discours. « Il nous reste 78 jours pour faire ce qui n’a jamais été fait.

78 jours pour faire triompher l’espérance ! », a clamé le candidat à la fin de son meeting. 78 jours au cours desquels il devra également dévoiler sa politique, plus en détail.

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