#AnalyseEconomique #AuvergneRhoneAlpes #AvisDExperts #Decideurs #Economie #Institutions #AuvergneRhoneAlpes
Françoise Sigot
11 février 2017 Dernière mise à jour le Samedi 11 Février 2017 à 07:02

L’année 2016 s’est terminée sur un record de ventes de logements neufs dans l'agglomération Lyonnaise. Le stock se réduit considérablement faisant craindre une pénurie d’offres

 Ynfluences Square Icade

photo : Ynfluences Square©Icade_Léon Grosse_Guillaume Perret

Les années se suivent et se ressemblent pour le marché des logements neufs à Lyon.

Ainsi après 2015 qui était une année record, 2016 est encore meilleure. Pas moins de 6726 logements ont été vendus dans l’agglomération lyonnaise en 2016, soit une hausse de 17% par rapport à 2015.

Cette situation n’est pas pour déplaire aux promoteurs, mais paradoxalement elle est aussi à l’origine d’une forte inquiétude.

« A Lyon et Villeurbanne, si la demande se poursuit sur le rythme de 2016, nous avons moins de 6 moins de commercialisation devant nous et à peine plus de 7.5 mois sur toute l’aire urbaine lyonnaise », commente Jean-Jacques Mathias, président du CECIM (Centre d’Etudes de la Conjoncture Immobilière).

Cette rareté des biens commence à avoir des effets sur les prix. Alors qu’ils avaient légèrement baissé en début d’année dernière, depuis juin la courbe s’inverse. A fin décembre, le prix moyen du mètre carré s’établissait ainsi à 4116 euros dans la Métropole, alors qu’en janvier 2015, il était de 3848 euros.

Incertitude sur les documents d’urbanisme

Les promoteurs anticipent encore une hausse sur cette année. Car il est peu probable que les stocks se reconstituent alors que la demande reste très forte.

En effet, les promoteurs hésitent à lancer de nouveaux programmes sans avoir une vision précise du futur PLU-H (Plan local d’urbanisme et de l’habitat) de la métropole qui sera voté en fin d’année. Ils craignent notamment que ce document comporte des dispositions les obligeant à produire des logements de taille minimale ou à inclure dans leurs programmes plus de grands appartements que de petits, alors que les petites surfaces se vendent mieux que les grandes.

Sur le territoire de la ville de Lyon, il ne devrait cependant pas être question d’obligations, mais de recommandations. Pas de quoi retrouver une totale sérénité.

« Le marché de 2017 ne se maintiendra que si les opérateurs ont la capacité à contenir la hausse des prix, si le retour de l’offre est suffisant et si le PLU-H est en mesure de répondre aux besoins du marché », prévient Hervé Simon, le nouveau président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) de la région lyonnaise.

 

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *