#Agriculture #AidesAuxEntreprises #Charente #Elevage #Entreprises #NouvelleAquitaine #RegionNouvelleAquitaine #NouvelleAquitaine
redaction
10 mars 2020 Dernière mise à jour le Mardi 10 Mars 2020 à 08:03

Depuis 2016, un dispositif permet aux jeunes agriculteurs de tester leurs idées, à Alloue en Charente. L’objectif : attirer de nouvelles familles et assurer le succès de leur installation.

?id=o4BfgwIez9HMS9SeIQwWLCn9dmVgxs9g

Le village d’Alloue, qui compte 500 habitants, situé dans le nord de la Charente, porte depuis 2016 un projet collectif baptisé Terres en chemin, à destination des jeunes agriculteurs.

L’idée ? Mettre à leur disposition des terres en location pour tester leur modèle avant d’envisager une installation définitive. « Quand la terre se libère suite à un départ à la retraite, elle sert plus facilement à l’agrandissement d’autres exploitations existantes qu’à la transmission », regrette Jean-Jacques Catrain, le maire d’Alloue, qui a vu le nombre de fermes divisé par trois en dix ans.

Pour pallier ce phénomène et attirer de nouvelles populations en milieu rural, syndicats agricoles, collectivités, associations et citoyens ont ainsi imaginé une structure capable de faire le lien entre retraités et jeunes agriculteurs, qu’ils soient issus du monde agricole ou engagés dans une reconversion professionnelle.

Après 2 ans de réflexion, ils ont opté pour la création d’une société coopérative d’intérêt collectif, une SCIC.

« Les agriculteurs partis à la retraite louent leurs terres à la SCIC qui les met ensuite à disposition des jeunes. L’objectif est qu’ils évitent de s’embarquer dans des projets mal ficelés, avec des modèles économiques aléatoires », explique Christian Leduque, l’un des cogérants de la SCIC Terres en chemin. Ancien paysan, il loue lui-même une partie de ses terres à la SCIC qui dispose désormais de 50 hectares.

« Ces terres doivent servir à l’expérimentation et limiter les freins que rencontre la profession : son manque d’attractivité, l’accès au foncier et la nécessité de se former », détaille-t-il.

Jenny Lhoir et David Main ont été les premiers à bénéficier de l’appui de Terres en chemin après avoir essuyé plusieurs revers. « Trouver des terres, ça n’est pas facile », confirme la jeune femme, graphiste de métier.

La SCIC leur loue aujourd’hui 12 hectares pour tester leur projet : « L’objectif, c’est d‘élever en bio 3500 canards maigres à l’année et d’ouvrir un laboratoire pour les transformer sur place et mieux valoriser le produit. »

Afin de pérenniser ce projet, la Région Nouvelle-Aquitaine a décidé de soutenir la SCIC Terres en chemin à hauteur de 20 000 euros. « Pour ces jeunes en quête d’expérience, il n’existait rien. Il y avait un trou dans la raquette, résume Christian Leduque. La SCIC est une réponse humaine au défi de l’installation. »

 

 

Source : Entreprises en Région Nouvelle-Aquitaine

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *