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Pays de Grasse : ACRI-ST s’installe dans les anciens locaux de CERGA
Par Sanya Maignal publié le 14 JUIN 2021 à 09:25
Après le départ du Centre d’études et de recherches géodynamiques et astronomiques (ancien CERGA), il y a 20 ans, le plateau Roquevignon revit de nouveau. Le laboratoire privé de réception et de traitement des données satellitaires, en pleine expansion occupe désormais les quatre bâtiments et 1311m2 au-dessus de Grasse.

Le trentenaire ACRI compte plusieurs sociétés dont le champ d’activités est principalement orienté dans la recherche et le développement de modèles mathématiques et physiques dédiés à l’observation, au suivi, à l’analyse et à la prévision de phénomènes géophysiques à partir de données de télédétection in-situ et satellitaires.

Le laboratoire privé (ACRI-ST) est expert de premier plan dans le traitement, l’étalonnage/la validation, le contrôle de la qualité, l’archivage et la distribution de données à valeur ajoutée d’observation de la Terre (OT).

La société couvre également le développement et la mise en œuvre de composants des «segments sol», des missions spatiales (exploitation des données reçues des satellites), pour l’exploration de l’Univers ou la surveillance de la Terre, des océans et de l’atmosphère, ainsi que certaines applications de génie civil.

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Le chiffre d’affaires doublé en cinq ans

Au moment de sa création, en 1989, ACRI fut une société précurseur, une start-up de l’époque. Depuis, ce laboratoire privé sophipolitain a connu une croissance importante.

« Avec la transition numérique, la transition écologique et la biodiversité…, explique Odile Fanton d’Andon, Présidente de ACRI-ST, les choses changent car ces sujets-là donnent matière au développement qui est au cœur du métier d’ACRI c'est-à-dire la capacité d’analyse numérique, la modélisation des modèles physiques dans le but de donner des informations ou de permettre d'anticiper les problèmes qui pourraient arriver ultérieurement. »

Du coup, depuis cinq ans le chiffre d'affaires augmente tous les ans de 20 %, y compris en 2020 : 22 millions d'euros dont 15,5 millions d'euros en France. La société se porte bien avec ses 20 millions d'euros de fonds propres et une importante trésorerie.

Aujourd’hui ACRI c’est 130 personnes réparties sur différents sites en France (Sophia-Antipolis, Paris, Toulouse, Grasse, Brest) mais aussi à l’étranger dans des filiales : Luxembourg, Plymouth (Grande Bretagne), Frascati (Italie), Valence (Espagne), Rimouski (Canada) et Bangalore (Inde).

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Vers le New Space

« Nous développons à Grasse la branche astrophysique, une nouvelle branche d'activité pour observer l'espace depuis l'espace et l'espace depuis la terre », précise Odile Fanton d’Andon.

Ici seront également développées les activités liées au New space (nouvel âge spatial) qui coïncide avec une démocratisation de la donnée et de l'accès à l'espace.

En plus des agences spatiales (Européenne, CNES, NetSat), les clients seront aussi des sociétés privées qui envoient des nano-satellites dans l'espace. ACRI leur propose des services « clé est en main » en prenant en charge l'ensemble des données fournies par ses satellites.

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Rencontre entre une entreprise et un territoire

Quoi de plus logique pour cette société tournée vers l’espace que de s’approprier l’ancien site du CERGA, un lieu chargé d'histoire. La Présidente a particulièrement apprécié l’ouverture et la transformation de la ville concernant l'approche du spatial et le développement de la formation avec l'élargissement et la capacité d'apporter plus de compétences en ingénierie.

ACRI-ST envisage aussi de soutenir des programmes éducatifs grâce à des partenariats avec les structures locales dont Grasse Campus et une pérennisation de ses liens avec l’université Nice/Sophia Antipolis et les établissements des grandes écoles d’ingénieurs de la région, et en particulier les laboratoires spécialisés en modélisation mathématique, en intelligence artificielle, traitement d’images et astrophysique.

Jérôme Viaud, Maire de Grasse et Président de la Communauté d’agglomération Pays de Grasse se félicite de cette arrivée qui va entraîner avec elle des forces vives, des actifs, des familles, du pouvoir d’achat pour les commerces, de la valeur ajoutée pour Grasse : « Ce projet va être mêlé au développement économique de la ville et de la communauté d'agglomération avec la volonté d'accueillir sur Grasse Campus un certain nombre d'étudiants supplémentaires. »

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