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La Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur se fixe 5 axes prioritaires pour le développement de la région pour 2022 
Par Denys Bédarride publié le 21 JAN 2022 à 12:34
Renaud Muselier a présenté à Marseille les priorités de la Région Sud pour 2022 à travers 5 priorités et la candidature des Alpes du Sud pour organiser les Jeux Olympiques d’hiver en 2034 ou 2038. Interview. 

Le Président de Région a donc fixé à ses équipes et à l’exécutif régional une feuille de route, autour de cinq caps. Pour cela, 30 milliards d’euros seront engagés pour la région dans cette mandature.

Le premier cap est d'offrir une région plus simple, plus proche, plus lisible, décentralisée avec Zéro papier, dématérialisée, simplifiée.
Trois mots clefs pour une région concrètement proche de ses habitants, où que vous soyez, quelle que soit votre situation, pour en finir avec l’idée que « La Région, c’est à Marseille, c’est loin... », pour apporter les services de la Région chez vous.

En fait, mettre la Région dans un smartphone. Faire entrer la collectivité dans le XXIème siècle, celui où tout se passe en trois clics depuis un téléphone portable, celui de la décentralisation et de la proximité, que Renaud Muselier demande à l’Etat et qu’il veut appliquer directement ici.
Ce dispositif s’appellera « ALLO REGION », une ligne téléphonique et numérique, ouverte à tous, point d’entrée pour répondre aux questions et vous guider dans les démarches.

Pour être au plus près des lycéens, la Région va renforçer la Garde Régionale des Lycées, composée de 200 Gardes, avec une équipe spéciale d’intervention rapide pour leur sécurité, lorsque des incidents se produisent, mobilisable à la demande de tous les Proviseurs.
Elle va créer aussi des équipes départementales de travaux d’urgence, capables de se déplacer dans tous les lycées pour les conditions d’étude de nos lycéens.

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Le deuxième cap, être la Région avec une « COP d’avance ».


Tous les rapports scientifiques le confirment, l’accélération du changement climatique fait de la Méditerranée un véritable laboratoire. Ça veut dire une chose simple, tout va s’y jouer plus vite qu’ailleurs.
Tout s’y joue, d’ailleurs, plus vite qu’ailleurs, déjà.

« Nous avions anticipé, en 2017, nous avions lancé la « COP d’avance », ce Plan climat qui est passé de 25 % à 40 % du budget de la collectivité, soit 600 millions d’euros par an. Air, mer, terre, énergie, déchets, il permet des actions très concrètes comme le dispositif « 1 Million d’arbres », le Plan « Escale Zéro Fumée », ou encore la stratégie hydrogène vert. On va garder cette « COP d’avance » et encore la renforcer. J’avais dit pendant la campagne que nous planterions trois millions d’arbres. » indique Renaud Muselier.
Au final, ce sera la plantation de cinq millions d’arbres dans le mandat, un par habitant de Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec l’Office National des Forêts et toutes les communes engagées pour verdir leur ville.
« Nous allons passer à la vitesse supérieure pour devenir la première région verte d’Europe, en effet, je veux que nous devenions autonomes en gestion des déchets dès 2030. » précise-t-il.

Provence Alpes Côte d’Azur est la première région boisée métropolitaine, avec le Var premier département de France. La Région va renforcer le plan « Guerre du feu », autour des SDIS, du débroussaillage, du reboisement et de l’achat d’un canadair.

La Région veut être un pôle énergétique fort grâce à ITER et jouer la carte de l’indépendance énergétique autour de tous ses atouts, avec par exemple, l’éolien en mer et le projet Provence Grand Large.

« Nous devons faire de la mer Méditerranée notre septième département, en la protégeant et en utilisant sa force, grâce au Plan «Ports propres», «Zéro plastique en mer» et «Mouillages écologiques ». Au cours de ce mandat, je veux aussi introduire une notion nouvelle, il ne s’agit plus seulement de se battre contre le réchauffement climatique, il s’agit déjà de s’y adapter. Et nous allons engager des moyens pour cela aussi, parce que toutes les études le confirment. » déclare Renaud Muselier.

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Le troisième cap est de faire de la région la capitale de l’Euro-Méditerranée.


Il y a bientôt trois millénaires que la richesse, le rayonnement, dépendent directement de la perspective méditerranéenne.

« Avec la construction européenne, nous sommes devenus un lien essentiel entre Europe et Méditerranée, c’est à la fois un constat géographique, culturel et économique. Nous avons lancé « Méditerranée du Futur » en 2017, suivi par l’Etat avec le Sommet des deux rives en 2019, et bientôt le 7 février avec le Forum des Mondes méditerranéens. Nous protégeons cet héritage millénaire, jusqu’à son origine. Grâce à la Région, la reconstitution de la grotte Cosquer verra le jour en juin prochain à la Villa Méditerranée, avec un objectif de 500 000 visiteurs par an. Je vous annonce donc que nous allons tout faire pour devenir en 2030 le centre nerveux de la Méditerranée, là où se jouent les investissements d’avenir autour d’un projet euroméditerranéen. « ajoute-t-il.

L’Acte V de Méditerranée du Futur, qui se déroulera en novembre 2022, sera l’occasion de présenter une stratégie complète à ce sujet, confirme Renaud Muselier.


Quatrième cap, pour une région-phare de l’industrie du XXIème siècle.


Que l’on parle d’ingénieurs, de cadres, de commerçants, d’artisans ou d’ouvriers, la Région veut donner des perspectives de carrière à tous. Et cela pourra être fait grâce aux nouvelles industries dont le monde a besoin, comme les nouvelles technologies, le développement durable, l’industrie militaire navale, à Toulon, aérienne, à Istres, et spatiale dans les Alpes-Maritimes. Trois axes forts, autour des Opérations d’Intérêt Régional.
La Région va mettre l’accent sur ces trois axes, avec un intérêt tout particulier pour les industries de la défense, comme Eurenco dans le Vaucluse, leader européen des explosifs ou encore Airbus à Marignane.
Que ce soit sur la terre avec l’Armée de terre et la base de Canjuers, dans les airs, avec l’école de l’air de Salon-de-Provence et la base d’Istres, le Roissy de la défense, qui accueille les MRTT et le centre d’essai en vols. Ou en mer à Toulon, avec la marine nationale et le port militaire le plus important d’Europe, la région dispose de ces atouts.

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Le cinquième cap est d'être la région du " bonheur et des sourires avec son intensité et douceur " (référence à la chanson de Christophe Maé) :

  • la « furia » du Vélodrome, de Mayol ou de l’Allianz Riviera,
  • la « dolce vita » d’un coucher de soleil à Marseille, d’une sieste sous les oliviers de Vaucluse.
  • les sports d’hiver dans les Alpes du Sud,
  • la région la plus ensoleillée de France, sur un littoral unique
    Aussi, la Région va présenter prochainement un outil d’évaluation et d’orientation des politiques publiques permettant de mesurer l’impact réel de ses actions régionales sur la qualité de vie et l’état d’esprit des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
    Cet outil prendra la forme d’un « baromètre du bonheur » issu d’un travail de plus de deux ans avec le monde scientifique et la société civile représentée par le CESER. Il sera composé d’indicateurs territorialisés, scientifiques et grand public, comme l’environnement, le cadre de vie, l’économie notamment.

Ces cinq caps régionaux se déclineront ensuite dans chaque territoire et Renaud Muselier a entrepris de se déplacer dans tous les départements :

  • Le Vaucluse le 14 janvier dernier, avec Bénédicte MARTIN,
  • Le 21 janvier dans les Hautes-Alpes, avec Chantal EYMEOUD,
  • Le 24 janvier dans le Var, avec François DE CANSON,
  • Le 28 janvier dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec David GEHANT,
  • et enfin dans les Alpes-Maritimes, avec Christian ESTROSI.

A chaque fois, la méthode est la même. Présentation des investissements de la Région dans les six ans à venir avec une somme globale importante, qui montre l’investissement de la collectivité et dans le détail, secteur par secteur, dossier par dossier, fonds européens, fonds régionaux.
La Région veut donner une vision spécifique au département, quelles thématiques prioritaires, quel objectif poursuit-elle.

Enfin, la priorité aux TPE/PME dans chaque département.

En effet, les TPE/PME représentent près de 55 % du tissu économique régional. Elles créent les emplois, tirent la croissance. Pour autant, elles ont été les premières impactées par la crise.

« Je pense à nos artisans, nos commerçants, coiffeurs, restaurateurs, hôteliers ou boutiques, qui représentent près de 600 000 emplois et 270 000 entreprises et qui ont dû fermer leurs portes des mois durant et sont toujours impactées par la situation sanitaire. J’ai souhaité être au rendez-vous de leur relance comme nous l’avons été durant la crise en faisant face à l’urgence. Avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire, et l’UMIH nous avons travaillé à des solutions concrètes. « conclut-il.

D’ici la fin d’année, la Région va créer une aide en investissement à l’installation et d’un fonds de prêt à taux zéro ainsi que le déploiement de 100 millions d’euros sur la mandature pour accompagner près de 70 000 entreprises contre 50 000 lors de la précédente mandature.
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