Alteo, seule usine en France de fabrication d’alumines basée à Gardanne, joue un rôle économique de premier plan localement.
Cependant, l’entreprise est pointée du doigt depuis la révélation du scandale des boues rouges dans la fosse de la Cassidaigne au large de Cassis.
Depuis 2015, les déversements des boues rouges ont cessé et Alteo multiplie les investissements pour améliorer la qualité des eaux résiduelles déversées. Un nouveau process de traitement entrera en service en 2019.
Alteo, leader mondial des alumines de spécialités, investit 26 millions d’€ pour traiter les boues rouges et laver sa réputation auprès de l’opinion publique et des associations de défense de l’environnement (France Nature Environnement, Surfrider Foundation Europe, LPO et Sea Shepherd) qui dénoncent les 20 MT de boues toxiques déversées à la mer depuis 1967.
En effet, depuis 2015 l’entreprise basée à Gardanne a investi 20 millions d’€ pour traiter les eaux résiduelles.
En 2018, elle s’apprête à installer un nouveau process de traitement à base d’injection de Co2 pour abaisser la concentration en aluminium et arsenic. Ce nouveau procédé vient clore un cycle de deux années de recherche en laboratoire avec une vingtaine d’entreprises.
A la mise en service de cette station de traitement début 2019, l’entreprise sera en dessous des seuils dans le cadre du régime dérogatoire dont elle bénéficie jusqu’en 2021.
« Nous nous engageons à améliorer la qualité des rejets liquides sans attendre 2021. Avec ces installations et modifications complémentaires nous avons réduit de 68% la concentration en métaux en 2017 », souligne Frédéric Ramé, président d’Alteo invité le 15 mars à s’exprimer au Palais de la Bourse de Marseille.
« Alteo est une ETI présente depuis 120 ans sur notre territoire. C’est un leader mondial qui entre dans la fabrication des écrans des téléphones portables, des téléviseurs et qui réalise 72% de son chiffre d’affaires à l’export », a souligné Maurice Wolff, vice-président de la Chambre de commerce de Marseille-Provence.
Nouveaux débouchés pour les alumines de spécialités
L’alumine, cette poudre blanche fabriquée à partir de la bauxite importée de Guinée, trouve de multiples applications : carrelages, composants de poduits high tech, batteries de véhicules électriques, filtres à particules, support des puces électroniques.
« Depuis deux ans, nos équipes de R&D ont développé une nouvelle gamme de produits pour les séparateurs de batteries électriques et les objets connectés. Nous sommes fiers d’avoir du « made in Gardanne » pour tous ces produits », souligne Frédéric Ramé.
L’entreprise qui emploie 450 salariés et 450 sous-traitants fait travailler localement un millier de personnes en incluant les effectifs portuaires.
En effet, la matière première arrive sur le terminal minéralier de Carfos et les produits finis, une fois empotés dans des conteneurs sont chargés sur des camions avant d’être embarqués sur des navires à Fos.
« Nous sommes un des gros clients du port avec un million de tonne de bauxite importée chaque année, 7 000 conteneurs expédiés et 60 000 tonnes exportées en vrac », précise Monsieur Ramé. L’entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaires de 220 millions d’€ en 2017 compte 600 clients dans le monde.
Photo : De g. à dte : Eric Duchenne, directeur des opérations, Frédéric Ramé, président d’Alteo et Maurice Wolff, vice-président de la CCIM-P. © N.B.C

![Visuel cooperaif 1 1000x200px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_1000x200pxEcomnews-v1.jpg)







![Visuel cooperaif 1 300x600px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x600pxEcomnews-v1.jpg)





![Visuel cooperaif 1 300x250px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x250pxEcomnews-v1.jpg)




Réagissez à cet article