Qui de Christophe Castaner, Christian Estrosi ou Marion Maréchal Le Pen remportera le titre si convoité de président de la Région Paca en décembre 2015 ?
Les enjeux sont énormes et tous les projecteurs seront bien sur braqués sur cette région.
Tout d’abord parce que la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur est la 3ème région française, l’une des premières destinations touristiques mondiales, contribue à hauteur de 7% de la richesse produite en France et d’autre part le Conseil régional gère un budget de 2,105 milliards d’€.
La région en chiffres :
- 4,9 millions d’habitants ; soit 7,5 % de la population française
- Elle est composée de 958 communes, 65 communautés de communes ,1 métropole,
1 communauté urbaine et 1 syndicat . La région représente 2,6 % du territoire métropolitain - Sa population active dépasse les 2 millions de personnes soit 7,2 % de la population active de la France métropolitaine
- Le taux de chômage est de 11,3 % (Fin 2013)
- Son PIB est de 138 milliards d’€ soit 7% du PIB français, et 3ème rang national
- Croissance : + 1,9 % entre 2007 et 2009 – 3 fois supérieure à la croissance nationale
- VA régionale : 124,5 Milliards d’euros dont 71,1 % dans le secteur des services
Commerce extérieur
- 7ème rang national
- Exportations : 15 310 milliards d’euros
- Importations : 24 304 milliards d’euros
- Taux de couverture : 63 %
Etablissements – Entreprises – étudiants:
- 472 862 établissements au 31/12/2008
- 4 671 établissements de + de 50 salariés
- 205 établissements de + de 500 salariés dont 23 dans l’industrie
- 325 321 entreprises au 01/01/2009 qui emploient au total 1 980 266 personnes
- 157 370 étudiants de l’enseignement supérieur
- 4ème rang national Dépenses en RαD : 2,7 milliards d’euros
Tourisme :
- 34 millions de touristes
- 1ère région d’accueil des touristes français
- 2ème région d’accueil des touristes étrangers
- 10 milliards d’euros de dépenses dans la région
Lien vers Région PACA
Qui sont les 3 candidats déclarés à la présidence de la région Provence Alpes Cote d’Azur ?
Portraits :
Christophe Castaner, le moins médiatique !
Député PS des Alpes de Haute Provence, et maire de Forcalquier,
Son but : rassembler toutes les forces de gauches (Verts, Front de gauche, Parti radical de Gauche)
Né le 3 janvier 1966 dans le Var, titulaire d’un DESS de Juriste d’Affaires Internationales et d’un Diplôme de sciences pénales et de criminologie , puis diplômé en Sciences Politiques.
Il démarre sa carrière à la direction juridique de la BNP, avant de rejoindre la direction de collectivités locales (Avignon, Paris).
1995 : directeur de cabinet de Tony Dreyfus (alors maire du 10ème arrondissement de Paris).
1997 : Conseiller technique de la ministre de la culture Catherine Trautmann, il devient son chef de cabinet en 1998
2000 à 2002 : chef de cabinet de Michel Sapin (ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat),
2001 à aujourd’hui : Maire de Forcalquier, Député et Conseiller Général
2004 : élu au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, à la délégation de l’Aménagement des Territoires, puis en 2010 à la délégation emploi, économie, enseignement supérieur et innovation.
2008 : Réélu maire de Forcalquier et président de la Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure (jusqu’en 2014)
2012 : député de la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence aux élections législatives de 2012
2012 : Membre de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, et rapporteur spécial des budgets du travail et de l’emploi.
En juin 2014, Manuel Valls, Premier ministre, a confié, par décret, à Christophe Castaner la vice-présidence du Conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement, de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié (COPIESAS)
Il a été désigné le 5 février 2015 tête de liste pour les élections régionales de décembre 2015 en Provence Alpes cote d’azur par les militants du parti socialiste.
Christian Estrosi, challenger avec les 4 plus grandes villes de la région et 4 départements sur 5, détenus par l’UMP.
Né le 1er juillet 1955 à Nice, il est maire UMP de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur et député des Alpes-Maritimes ; ancien président du conseil général des Alpes-Maritimes, il a été plusieurs fois membre de gouvernements.
Christian Estrosi, fils d’un immigrant italien, débute sa carrière comme pilote de Grand Prix motocycliste
Dès 1983 : conseiller municipal de Nice, adjoint aux sports du maire Jacques Médecin.
1985 : il entre au conseil général des Alpes-Maritimes
En 1988, député de la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes (Nice–Montagne
1989 : à la tête du comité départemental de la fédération RPR des Alpes-Maritimes.
1992, premier vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il quittera son mandat de conseiller régional en 2002 pour cause de cumul des mandats.
1993 : député dans la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes (Nice centre). Puis reconnu inéligible.
1989 mis en cause dans une affaire d’escroquerie : subvention du Conseil général des Alpes-Maritimes de 750 000 francs destinée à l’association « Le Golf de Nice », mais perçue par une SARL du même nom, fera finalement l’objet d’un non-lieu en août 1994
Il retrouve son siège de député de la 5e circonscription en 1997 et est réélu en 2002.
2001 : conseiller général du canton de Saint-Étienne-de-Tinée et premier vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes.
2003 : Président du conseil général des Alpes-Maritimes. Réélu à la tête de l’assemblée départementale en mars 2004.
2002 et 2003 : rapporteur à l’Assemblée nationale des lois sur la sécurité intérieure.
À ce titre, il est auteur d’un amendement pérennisant les dispositions des articles 29, 30 et 31 de la loi sur la sécurité quotidienne du 15 novembre 2001, adoptée à la suite des attentats du 11 septembre 2001.
2009 : Rapporteur de la loi sur les violences en bande, il est par ailleurs l’auteur de Insécurité : sauver la République
Membre du gouvernement
juin 2005 : nommé ministre délégué à l’Aménagement du territoire auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy, dans le gouvernement Dominique de Villepin. Il se saisit des dossiers des pôles de compétitivité, puis des pôles d’excellence rurale. Pendant les derniers mois de sa fonction, il prend position en faveur du ferroutage et du transport fluvial.
2007 : réélu député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
et secrétaire d’État chargé de l’Outre-mer auprès du ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, dans le gouvernement François Fillon
Il démissionne de ce portefeuille ministériel le 17 mars 2008 pour se consacrer à plein temps à son poste de maire.
Depuis mars 2008 : Maire de Nice et président du conseil général des Alpes-Maritimes (il démissionne la même année) puis président de la communauté d’agglomération Nice-Côte d’Azur
En juin 2009, Christian Estrosi revient au gouvernement Fillon II en qualité de ministre auprès de la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie.Il sera remplacé en 2010.
Janvier 2012 : élu président de la métropole Nice Côte d’Azur,
En 2012, il soutient la candidature de François Fillon.
En janvier 2013, vice-président de l’UMP
En décembre 2014, il est nommé, par le nouveau président de l’UMP Nicolas Sarkozy, président de la Commission nationale d’investitures.
En vue des élections régionales de décembre 2015, il est désigné pour conduire la liste UMP dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur24.
Prises de position :
- Peine de mort : il dépose à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à la rétablir
- Unions homosexuelles : Christian Estrosi se montre hostile au PACS et aux unions homosexuelles avant de revenir quelques années plus tard sur son jugement
- Augmentation des limitations de vitesse : En 2003, il dépose devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale un amendement au « projet de loi renforçant la lutte contre la violence routière » proposant de relever la vitesse maximale sur autoroute à 150 km/h contre les 130 km/h en vigueur finalement retiré par son auteur.
- Sécurité : Mi-août 2010, il propose de sanctionner les maires « qui ne se conforment pas à leur obligation de sécurité, de prévention de la délinquance, de lutte contre l’absentéisme scolaire et de réformes des règles d’urbanisme
- Nice fait partie des trente villes de France à avoir mis en place, à l’initiative de son maire, un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (Clspd), auquel concourent police, justice, services de l’État et collectivités territoriales.
Marion Maréchal-Le Pen, née en 1989 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)
Elle adhère en 2008 au Front national, dont le fondateur, Jean-Marie Le Pen, est son grand-père et dont l’actuelle présidente, Marine Le Pen, est sa tante.
En 2012, elle est élue députée de la troisième circonscription du Vaucluse, devenant à 22 ans la plus jeune députée de l’histoire de la République française.
Elle est catholique pratiquante
Premiers pas politiques :
D’abord proche de « certains milieux de jeunes UMP » elle adhère très vite au Front national.
Elle entre en politique lors de l’élection municipale du 9 mars 2008 à Saint-Cloud, en se présentant en septième position sur la liste FN.
Lors des élections régionales de 2010, sollicitée par Marie-Christine Arnautu, Marion Maréchal-Le Pen figure en deuxième position sur la liste du Front national dans les Yvelines.
En 2012 : elle est élue députée de la troisième circonscription du Vaucluse
À l’Assemblée nationale, elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation.
En janvier 2013, elle cosigne une proposition de loi sur la reconnaissance du « génocide vendéen » en s’appuyant sur les travaux de l’historien Reynald Secher.
Au congrès du Front national de novembre 2014, Marion Maréchal-Le Pen arrive première du vote des militants pour le comité central du parti FN.
En avril 2015, elle est désignée tête de liste FN à l’élection régionale de décembre en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Opinions politiques :
Favorable à l’« union des droites » et qualifiée dans la presse de « libérale-conservatrice » ou de « catholique conservatrice », elle incarne l’aile droite du FN.
Contrairement à d’autres membres du Front national, elle se prononce contre la peine de mort, mais pour une « perpétuité réelle »
Elle souhaite le déremboursement de l’avortement lorsque cette intervention est répétée, tout en affirmant ne pas vouloir « remettre en cause absolument le droit à l’IVG».
En 2013, elle s’oppose à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, défilant plusieurs fois dans les rues de Paris, entourée de cadres du parti et de sympathisants
Sur le plan économique, elle affirme : « L’État a fait la France, l’étatisme l’a tuée. Elle critique fortement l’assistanat, prône le goût du travail, et souhaite réformer la protection sociale »
Elle est à l’origine du cercle frontiste Cardinal, destiné à rassembler des patrons de petites et moyennes entreprises,
Son électorat : « méridional, et héritier du poujadisme : des artisans, commerçants et classes moyennes sensibles à l’idée de libérer les énergies productives »

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