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Janel Diane
8 août 2017 Dernière mise à jour le Mardi 8 Août 2017 à 09:45

En pleine période estivale, la horde de touristes qui déferle sur l'Espagne a le don d'exaspérer les habitants. Les signes d'hostilité et les actes de vandalisme se multiplient, raison pour laquelle Mariano Rajoy appelle au calme.

Tourist-go-home

 

Les signes d’hostilité

De nombreux signes d’hostilité ont prouvé que les espagnols sont fatigués des vagues de touristes qui déferlent sur le pays: certains protestataires attaquent les boutiques de location de vélos, écrivent des graffitis sur des établissements touristiques du type: « tourist go home »  » you are not welcome ».

La polémique a commencé fin juillet lorsque des membres du groupe Arran, le mouvement de jeunesse du petit parti d’extrême gauche indépendantiste CUP, ont obligé un bus touristique de Barcelone à s’arrêter, lui ont crevé les pneus et ont peint sur son pare-brise le slogan “le tourisme tue les quartiers”.

Ses militants dénonçaient “un modèle de tourisme qui génère des bénéfices pour très peu de personnes et aggrave les conditions de vie de la majorité“.

Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il a été accru cette année par l’augmentation du flux de touristes en Espagne: le pays vient effectivement de battre, pour la quatrième année consécutive, son record de touristes accueillis, en atteignant 75 millions de visiteurs en 2016. Et le nombre de touristes étrangers a encore augmenté de 11,6% au premier semestre.

Ces chiffres exceptionnels sont dûs au report de visiteurs qui évitent des destinations à risque tel que la Turquie, l’Égypte ou les capitales européennes frappées par des attentats.

 

Des intêrets évidents

Le président espagnol Mariano Rajoy, en pleine polémique sur des actes de vandalisme commis contre des intérêts touristiques en Espagne, a appelé au calme:

 “Ce qu’on ne peut pas faire à Monsieur le touriste, qui heureusement vient ici, génère d’énormes revenus et permet à de nombreux Espagnols de travailler, c’est le recevoir à coups de pied, cela me semble une aberration“, a dit le chef du gouvernement.
 
On sait que, de par son statut de  troisième destination touristique mondiale, l’Espagne vit majoritairement du tourisme, qui soutient la croissance et l’emploi.
 
Rien qu’au premier semestre 2017, 36,3 millions de personnes ont visité l’Espagne, soit 14,8% de plus que l’an dernier. Cela représente 10% du PIB, ainsi que deux millions d’emplois. Rien qu’en Catalogne, le tourisme génère quelque 50 milliards d’euros.
 
 
 
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