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Denys Bédarride
19 mai 2015 Dernière mise à jour le Mardi 19 Mai 2015 à 16:05

La Fédération des hôpitaux publics perdrait-elle son sang-froid ? C'est la question que pose Lamine Gharbi le président de la FHP à la veille du salon annuel Santé Autonomie 2015 de la FHF qui a rendu public une brochure destinée à « rétablir la véri

 
En réalité, selon la FHP,  il s’agit d’un pamphlet entièrement dirigé contre l’hospitalisation privée.   » Prétendant montrer que l’hôpital public ne coûterait pas plus cher que les cliniques, ce document, digne d’une campagne d’une époque que l’on croyait révolue, est un tissu d’assertions biaisées, de chiffres trompeurs, d’approximations mensongères, sans parler bien entendu d’omissions qui ne trompent personne. » a précisé Lamine Gharbi.
« Alors que tous les grands corps de l’Etat, du ministère de la Santé lui-même à la Cour des Comptes et à l’IGAS, sans parler des think tanks et des experts de tous bords, s’accordent depuis des années à diagnostiquer que le secteur hospitalier public en France souffre d’hypertrophie, de rigidité organisationnelle et qu’il coûte cher à la collectivité, il est curieux de voir la fédération des hôpitaux publics diffuser un tel monceau de contre-vérités, qui plus est la veille d’un salon qui est traditionnellement pour l’ensemble des acteurs hospitaliers l’occasion de se retrouver sur les missions qui nous rassemblent »,  a déclaré le président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés.
 
Prenant acte que la FHF ait décidé de placer le salon 2015 sous le signe de la division, la FHP ne sera pas présente à aucune des manifestations officielles auxquelles pourtant elle se trouve associée.

Dans un courrier adressé lundi 18 mai au président de la FHF, Frédéric Valletoux, Lamine Gharbi souligne que « le seul combat qui vaille est celui d’une santé optimale… au meilleur coût » pour le pays, rappelant que si les cliniques privées représentent 25% de l’offre de soins en France, elles réalisent 34% de l’activité de soins en accueillant 9 millions de patients chaque année, en ne recevant pour cela que seulement… 17% des financements hospitaliers.

Pour ne donner qu’un exemple parmi les plus récents, l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), qui dépend du ministère de la Santé, a établi que les cliniques étaient plus efficientes et plus économes pour la collectivité que les hôpitaux publics. Dans un rapport publié en juillet 2014 sur les coûts des prises en charge à l’hôpital en MCO (médecine, chirurgie, obstétrique), elle indique que le coût moyen d’une prise en charge hospitalière est de 1.204 € dans le secteur privé et de 2.115 € dans le secteur public.

« La question de l’efficience du système hospitalier est posée et ni vous ni nous, ni aucun acteur hospitalier, n’a durablement les moyens de s’y soustraire. Il n’y a pas d’Etat dans l’Etat et le secteur public que vous représentez ne peut pas échapper à cette question », conclut Lamine Gharbi dans son courrier.

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