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Karl Demyttenaere
11 août 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 11 Août 2016 à 08:08

Un mois et demi s’est écoulé depuis les dernières élections législatives en Espagne. Le chef du gouvernement sortant et président du Parti populaire (PP, conservateur) Mariano Rajoy pourrait s’appuyer sur le parti libéral Ciudadanos. Mais à quelles c

C’est le président du parti libéral Ciudadanos, Albert Rivera, qui a fait un pas en avant pour « débloquer » la situation le 9 août. En effet, il a affirmé être prêt à soutenir l’investiture de Mariano Rajoy à condition que ce dernier fixe au plus vite la date du débat d’investiture et qu’il accepte six conditions non négociables.

Ces exigences « minimales » d’Albert Riviera ont été clairement précisées : expulsion de tous les élus mis en examen pour corruption politique, accorder aucune grâces aux corrompus, mise en place d’une nouvelle loi électorale imposant des listes ouvertes et renforçant la proportionnalité, suppression du privilège de juridiction des députés, limitation à deux mandats ainsi que l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le financement illégal présumé du PP.

Reviement de Ciudadanos

Et pour cause, le leader de Ciudadanos avait répété durant plusieurs mois que sa formation ne pourrait former un gouvernement avec le PP, trop fréquemment impliqué dans des scandales de corruption, et encore moins mené par M. Rajoy, figure incompatible avec l’engagement du parti libérale pour la régénération de la vie politique espagnole.

Est-ce que le leader du PP va accepter ses conditions pour obtenir l’investiture et sortir l’Espagne de la paralysie politique ? Pour sa part, Albert Rivera a déjà déclaré qu’il souhaite pas rentrer dans le gouvernement de Mariano Rajoy, ce dernier n’étant pas le candidat « idéal » selon ses propres termes.

Depuis le scrutin du 26 juin, aucun parti politique espagnol ne dispose d’assez de députés pour former seul une majorité apté à soutenir un gouvernement.

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