Lors des traditionnels vœux à la presse le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a annoncé qu’il publierait en septembre prochain ses mémoires et règlerait ses comptes dans cet ouvrage. « Quand je ne serai plus maire je serai libéré. J’en ai pris ple
55 ans de vie politique engagée
« Je suis un passionné de la vie politique depuis mon entrée en 1965 au Conseil municipal. J’ai été député, sénateur et même ministre. J’ai décidé il y a longtemps que je me retirerai de la vie politique à 80 ans. Ce sera sans doute un choc mais je vais prendre du temps et me reposer. J’ai décidé d’écrire mes mémoires qui sortiront à l’automne prochain et je vais régler mes comptes », a déclaré le 20 janvier le maire sortant de Marseille.
Pour ses derniers vœux à la presse, Jean-Claude Gaudin juste avant de dresser l’état des lieux de sa mandature a fustigé la presse nationale, parisienne qui passe « deux heures à Marseille avec des idées toutes faites et en louant les qualités de la presse internationale qui vante le renouveau branché de la Cité phocéenne.
Le bilan de ses 25 années à la mairie de Marseille
« Je suis heureux et fier d’avoir fait reculer le chômage qui est passé de 22% à mon arrivée en 1995 à 11% aujourd’hui. Nous avons réduit l’endettement de 275 millions d’€ en cinq ans », a-t-il déclaré.
Citant tour à tour les grands chantiers structurants de la ville de ces deux décennies, de la L2 aux réalisations dans le cadre de Marseille Capitale de la Culture en 2013, en passant par la rénovation du stade Vélodrome, il est revenu sur le drame de la Rue d’Aubagne survenu en novembre 2018 qui « le hante tous les jours ».
« Ça a créé une psychose dans la ville où 1800 personnes ont été évacuées. Il a fallu vérifier de nombreux immeubles », a-t-il complété. Il a longuement insisté sur les responsabilités qui lui incombent. « Quand vous êtes maire d’une ville de 870 000 habitants il se passe à tout moment des événements très graves », a-t-il ajouté.
Il a exprimé également de nombreux regrets au premier rang desquels la réduction des dotations de l’État chaque année. « Marseille n’a pas assez de recettes fiscales et comment faire quand l’Etat vous ampute de 60 millions d’€ en 2020 ? », s’inquiète l’édile.
Devant la presse, il avoue également le regret « de ne pas avoir pu faire bouger le port. La majorité des membres du Conseil d’administration sont des représentants du gouvernement qui désignent le directeur général du port. Je voulais bâtir un aquarium et un casino mais j’ai eu toutes les difficultés entre le port et Euroméditerranée », admet-il.
S’agissant de la mobilité, il s’est bien entendu félicité de la réalisation des tunnels, de l’arrivée du tramway et de la mise en service du terminus du métro Capitaine Gèze aux derniers jours de décembre.
Cependant, il regrette de ne pas avoir pu mener à bien son projet de téléphérique reliant le vieux port à Notre Dame de la Garde qui accueille chaque année 2 millions de touristes.
Questionné sur les dissensions à droite à la veille du premier tour des élections le 20 mars prochain, il espère avec le soutien de Renaud Muselier parvenir à « rassembler son camp ».

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