#AFPAPACA #AlainMahe #Emploi #Femmes #Formation #FormationProfessionnelle #Videos #VieDesEntreprises #BouchesDuRhone #Marseille #ProvenceAlpesCoteDAzur
Fiona Urbain
15 February 2024 Dernière mise à jour le Thursday, February 15, 2024 At 9:00 AM

Construire des maisons en bois, installer et réparer des climatiseurs, entretenir des navires… Ces métiers ne sont plus l’apanage des hommes. La quatrième édition du concours « Métiers pour Elles », organisé par l’AFPA en région Provence-Alpes Côte d’Azur, a récompensé quatre femmes aux parcours de vie très différents le 12 février dernier au Village AFPA de la Treille. 

De l’émotion, des sourires, des larmes de joie… Quatre femmes, adultes avec déjà une expérience de vie professionnelle, ont poussé ces derniers mois la porte de l’AFPA transformant littéralement leur vie et leur épanouissement. Pas simple pourtant de changer de métier et encore moins de s’engouffrer dans des formations trustées encore par les hommes. Ce 12 février le centre AFPA de la Treille à Marseille a braqué les projecteurs sur quatre femmes parmi 19 candidatures de la quatrième édition du concours Régional « Métiers pour Elles ». 

« Ce concours vise à faire bouger les lignes dans le domaine de la mixité des métiers et inciter les femmes à s’ouvrir à des métiers auxquels elles ne pensent pas.  Les femmes ont le choix de travailler dans d’autres secteurs que la santé, les services à la personne, le social ou l’éducation !  50% des femmes se retrouvent dans 12 familles de métiers sur un total de 87 ! Nous devons accompagner ces femmes notamment dans les secteurs en tension », a expliqué Alain Mahé, directeur régional de l’AFPA devant des familles, des élus, des représentants de France Travail, de la Dreets, de la Préfecture, des enseignants et des élèves réunis le 12 janvier dans l’atelier industriel du site de La Treille.

Seulement 3% des femmes choisissent de suivre une formation d’Installateur thermique et sanitaire. Bernadette Lascombe, découvre l’AFPA alors qu’elle accompagne sa fille et choisit de s’engager à son tour dans cette voie et se forme en neuf mois sur le site d’Avignon Le Pontet. 

Elle débute sa vie professionnelle comme auxiliaire de vie, travaille dans les hôpitaux. Un  accident de parcours la pousse malgré elle vers le secrétariat. « Je rêvais de devenir mécanicien. Cela m’a été refusé et j’ai été orienté dans le secrétariat. J’ai participé à une journée portes ouvertes de l’AFPA et j’ai découvert le métier de plombier », raconte la jeune quinqua qui avoue avoir demandé l’autorisation à ses enfants d’exercer ce métier. Aujourd’hui, la détentrice du trophée régional « Pluri’Elle » souhaite se spécialiser dans les métiers du froid et rêve de se mettre à son compte. 

De Madagascar au Vieux-Port en passant par la Guyane

Gildas Danilala, originaire de Madagascar, a quitté son île pour la Guyane où elle a fondé une famille. Cette secrétaire médicale de métier rêvait d’exercer un métier manuel.  Elle quitte La Guyane pour suivre une formation à l’AFPA de la Pointe Rouge à Marseille afin de devenir agent de maintenance en martine de plaisance.

« Lorsque Gildas a rejoint le groupe à Marseille elle n’a pas été acceptée facilement et elle a été soutenu par son formateur pour apaiser les tensions et les clivages », souligne Alain Mahé. Son parcours atypique lui vaut la remise du trophée régional « Passionn’Elle » qui récompense une femme qui a construit son projet de longue date malgré les obstacles.

Le trophée « Essenti’Elle » met en lumière le parcours d’une une femme particulièrement pionnière dans son domaine. C’est le cas de Laura Dalmazzini qui après de longues études supérieures en sciences économiques change de braquet pour s’engager dans un métier manuel à impact. Elle se forme à l’écocité AFPA de Gap au métier de constructrice bois et rêve de se lancer dans l’éco construction.

Le jury, particulièrement touché par le parcours de Laura Tempier, lui a remis un prix spécial.  La jeune femme suivi une formation à l’AFPA de Toulon La Valette comme agent de maintenance du bâtiment. Un changement de braquet pour cette éducatrice spécialisée qui souhaite effectuer des petits travaux d’entretien pour des personnes fragiles, sous tutelle ou curatelle.

« J’aime la polyvalence de ce travail qui me permet de toucher à tout de la plomberie, de l’électricité », souligne la jeune femme sous les yeux admiratifs de sa mère. Désormais ces quatre lauréates vont prendre le chemin de la capitale pour concourir à l’échelle nationale dont les noms des lauréates seront dévoilés le 8 mars prochain.