Saint-Étienne Métropole est une agglomération où l'on trouve de nombreux ménages en situation de fragilité économique ou sociale. Le contraste y est fort entre les villes-centres précarisées et les périphéries moins denses et plus aisées.
Saint-Etienne Métropole, est l’une des plus grandes intercommunalités de Rhône-Alpes après le Grand Lyon et Grenoble Alpes Métropole. La situation démographique de la commune inquiète.
Plus de précarité qu’à Lyon et Grenoble
Avec près de 400 000 habitants, Saint-Étienne Métropole est la troisième plus grande intercommunalité de Rhône-Alpes, derrière le Grand Lyon et Grenoble-Alpes Métropole. Elle apparaît en retrait par rapport à ses deux voisines en matière de poids économique et de richesse de ses habitants.
Le revenu fiscal médian ne s’élevait en 2010 qu’à 17 000 euros par an et par unité de consommation selon l’INSEE. C’est 15 % de moins que dans les deux autres métropoles et 7 % en dessous du niveau de la France hors Île-de-France. On compte près d’un quart de ménages vivant sous le seuil de pauvreté, soit 40 000 foyers au sein de la ville de Saint-Étienne. Le taux de chômage y est plus élevé et la qualification des emplois plus basse.
La précarité se concentre dans les communes urbaines densément peuplées
Saint-Étienne et Saint-Chamond, qui sont les deux plus grandes communes de l’agglomération, présentent une réelle diversité sociale : on y trouve à la fois le plus grand nombre de ménages en difficulté financière, professionnelle ou familiale mais aussi une forte proportion de classes moyennes et supérieures à l’abri de la précarité.
Les communes périphériques sont pour la plupart habitées par des familles de classes moyennes et présentent un profil social homogène, avec des taux de précarité très faibles. C’est le bleu que l’on peut voir sur la carte ci-dessus.
Saint-Étienne une commune atypique
Avec 170 000 habitants, Saint-Étienne est la deuxième commune la plus peuplée de Rhône-Alpes, devant Grenoble, même si sa population baisse tendanciellement depuis les années 1970 : Saint-Étienne comptait 220 000 résidents en 1968. C’est aussi une commune vaste au relief escarpé, qui dépasse largement Lyon en termes de superficie.
Tout ceci concourt à faire du chef-lieu de la Loire un ensemble de quartiers disjoints aux profils différents. À Saint-Étienne même, les situations de précarité sont plus nombreuses dans les quartiers les plus peuplés. Le centre de la ville, qui s’étend de la Cotonne jusqu’au quartier du Soleil en passant par Tarentaize-Beaubrun-Séverine, le Crêt de Roc, le centre historique et Jacquard, abrite de nombreuses personnes à bas revenus dont une bonne part vivent dans le locatif privé.
Voici une carte indiquant le score de précarité de l’emploi à Saint-Étienne Métropole.

–> Vous pouvez consulter la comparaison des trois plus grandes villes de la région Rhône-Alpes ici.

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