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D'Andréano Nicolas
16 novembre 2017 Dernière mise à jour le Jeudi 16 Novembre 2017 à 14:11

Carles Puigdemont destitué de son poste de Président de la Catalogne, le premier Ministre Espagnol Mariano Rajoy a placé Soraya Saenz de Santamaria à la tête de la région autonome.

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Depuis un peu plus d’un mois, Mariano Rajoy a placé sa dame de confiance à la tête de la région. Une intérimaire que le chef du Gouvernement côtoie depuis 2001

C’est donc au début du millénaire, par la porte du service juridique, que Soraya Saenz de Santamaria fait son entrée dans le monde politique. Elle y fait la rencontre d’un des ministres du gouvernement de José Maria Aznar : Mariano Rajoy. 

Aux côtés de l’actuel Premier Ministre espagnol, elle apprend les rouages de cet univers en entrant au congrès des députés. 

En 2008, Mariano Rajoy lui confie un tout nouveau rôle : porte parole parlementaire. Une première pour une femme ! 

Sa nomination divise, au sein même de son propre parti, mais l’élue s’impose au fil du temps. Le 21 décembre 2011 , Mariano Rajoy devient Président du gouvernement d’Espagne. Le lendemain, elle prend ses fonctions de Vice-présidente du gouvernement espagnol, Ministre de la Présidence et des administrations territoriales. 

C’est elle qui monte au front lors de la crise du virus Ebola en 2014. C’est aussi sa voix que l’on entend lors de la prise d’otage de journaliste par l’Etat islamique. 

Mariano Rajoy a donc porté son choix sur elle pour affronter une nouvelle situation critique. Le premier Ministre espagnol, qui a placé la Catalogne sous tutelle après la tentative sécessionniste orchestrée par Carles Puigdemont, l’installe au poste de présidente de la Généralité de Catalogne par intérim. 

Le premier ministre espagnol s’est d’ailleurs rendu à Barcelone pour soutenir les représentants du Parti Populaire en Catalogne candidats aux élections du 21 décembre prochain. 

Mariano Rajoy a avancé deux arguments pour faire pencher la balance en faveur de son parti politique. 

Le premier est l’exode des entreprises catalanes. 2000 ont migré hors des frontières de la région dont quelques figures de proue comme la Caixa. 

L’autre, est celui du silence de nombreux électeurs qu’il a exhorté à s’extraire de leur mutisme et de faire entendre leur voix par le biais d’un bulletin de vote fin décembre.

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