Ce mardi 1er septembre 2026, les élèves de Clermont-l’Hérault et des 20 autres communes du Clermontais ont repris le chemin de l’école, après la prérentrée des enseignants le lundi 31 août. Derrière ce rendez-vous annuel se joue une politique éducative continue, de la petite enfance jusqu’aux formations post-bac, portée conjointement par la Ville de Clermont-l’Hérault, son maire Gérard Bessière, et la Communauté de communes du Clermontais, dont il est également président depuis avril 2026. Reportage vidéo en immersion.
Un territoire jeune, des familles contrastées
Le Clermontais compte 21 communes et environ 29 000 habitants. On y recense 8 102 familles, réparties ainsi : 39,5 % de couples avec enfant(s), 18 % de familles monoparentales et 42,5 % de couples sans enfant. Huit mille six jeunes de 0 à 25 ans vivent sur le territoire.
Parmi les familles ayant des enfants de moins de 25 ans, la situation professionnelle des parents est contrastée : 48 % ont les deux parents actifs, 18 % un seul parent en activité, 5 % aucun des deux parents en activité.
Côté familles monoparentales, 18 % ont le parent en activité et 11 % le parent sans activité. Ces données éclairent les besoins d’accueil, de restauration, de périscolaire et d’accompagnement à la parentalité.
L’offre scolaire du Salagou Cœur d’Hérault
Le réseau d’établissements est dense pour un bassin de cette taille : 20 écoles, 3 collèges (deux à Clermont-l’Hérault, un à Paulhan) et 3 lycées, tous implantés à Clermont-l’Hérault — un lycée professionnel agricole, un lycée général privé et un lycée général et technologique. Clermont-l’Hérault concentre ainsi l’essentiel de l’offre du second degré et du lycée, ce qui en fait le pôle éducatif du territoire.
À Clermont même, les collèges publics du Salagou et privé Saint-Guilhem coexistent avec le collège Emmanuel Maffre-Baugé à Paulhan. Les lycées René Gosse (public général et technologique), Saint-Guilhem (privé) et l’Institut Marie Sagnier (agricole) complètent le paysage.
À Clermont-l’Hérault, des écoles reconstruites et un campus scolaire
Depuis 2020, la municipalité a fait de l’éducation une priorité d’investissement. Les écoles héritées en mauvais état ont été rénovées ou reconstruites. L’école maternelle Jean Vilar, fermée en urgence à la rentrée 2020 pour des raisons de sécurité, a été entièrement reconstruite.
Le groupe scolaire Laure Moulin (fusion des anciennes écoles Prévert et Rostand) et une restauration scolaire moderne ont vu le jour. L’ensemble forme désormais un campus scolaire regroupant écoles, restaurant, centre médico-scolaire Boris Cyrulnik et équipements sportifs proches. L’investissement scolaire de la commune a dépassé les 5 millions d’euros.
Gérard Bessière insiste régulièrement sur le lien entre qualité des locaux, suivi des enfants et mixité sociale. Lors de ses tournées de rentrée, il a notamment défendu le maintien d’une cinquième classe à l’école maternelle Jean Vilar, en quartier prioritaire, pour limiter les effectifs et mieux accompagner les élèves. La Ville emploie une cinquantaine d’agents éducatifs (ATSEM, périscolaire, restauration) : plus de 740 enfants de la maternelle au CM2 étaient inscrits récemment, dont plusieurs centaines au restaurant scolaire.
La restauration, la garderie du matin, l’accueil périscolaire et le suivi médico-scolaire relèvent de la commune pour les écoles de Clermont. Le maire présente ces équipements comme les conditions concrètes du « bien-vivre » des enfants et de la réussite scolaire.
De la crèche au lycée, puis au supérieur : le rôle de l’intercommunalité
La Communauté de communes du Clermontais exerce les compétences petite enfance et jeunesse depuis le transfert de 2007. Elle structure un continuum éducatif.Petite enfance. Deux établissements multi-accueil collectifs sont gérés directement : La Farandole à Clermont-l’Hérault (40 places) et La Ritournelle à Canet (30 places), ouverts de 7h45 à 18h15. Deux crèches de la Mutualité française, à Aspiran et Paulhan (24 places chacune), sont cofinancées.
S’y ajoutent le Relais petite enfance et le Lieu d’accueil enfants-parents (LAEP), gratuit et anonyme, pour les 0-6 ans. L’offre vise à concilier vie familiale et professionnelle, dans un contexte de natalité en baisse et de télétravail. Enfance et périscolaire.L’intercommunalité gère les accueils de loisirs périscolaires (matin, midi, soir) dans de nombreuses communes, les mercredis et les vacances (ALSH).
« Il n’y a rien de plus important que d’offrir des perspectives d’avenir, de l’insertion sociale, professionnelle à nos jeunes. L’Éducation, c’est la base de tout. La notion d’attractivité du territoire passe par l’offre éducative de la crèche au lycée, de la formation à l’emploi. L’éducation est le moyen le plus efficace de donner envie aux familles, aux parents, de rester sur le territoire ou de s’y installer » explique Gérard Bessière.
Le Projet éducatif territorial 2024-2027 et le Plan mercredi encadrent cette offre.
Adolescents et jeunes : L’Espace Jeunesse de Clermont-l’Hérault (place Jean-Jaurès) oriente, informe et inscrit. L’Accueil Ados (11-17 ans) propose animations, mercredis, vacances, séjours et navettes gratuites sur les 21 communes, ainsi qu’une présence à la pause méridienne dans les collèges du territoire. Le Réseau Jeunes accompagne les projets des 11-25 ans (Cap Jeunes, service civique, citoyenneté, développement durable).
Des sessions BAFA sont organisées pour les 16-25 ans. Des actions de parentalité (conférences, groupes de parole, « Grandir avec les écrans ») complètent le dispositif. Vers le supérieur. L’enjeu est aussi de retenir les jeunes.
Fin août, Gérard Bessière, en tant que président de l’intercommunalité, a visité le campus Kléa Academy à Clermont-l’Hérault : près de 130 apprenants, dont une large majorité issus du bassin de vie, formations du bac au bac+5 (commerce, marketing, communication, RH, secrétariat médico-administratif), 95 % en alternance.
L’objectif affiché : un « pôle formation globale » pour que les jeunes n’aient pas à quitter le territoire.
Une politique de continuité, pas seulement de rentrée
La rentrée n’est qu’un moment visible. Derrière, la Ville finance les bâtiments scolaires, la restauration et une partie du quotidien des écoliers clermontais.
L’intercommunalité assure la petite enfance, le temps libre, l’accompagnement des ados et le lien avec la formation professionnelle et supérieure. Le Projet éducatif global de territoire et la Convention territoriale globale avec la CAF donnent un cadre à cette chaîne, de 10 semaines à 25 ans.
Avec 8 006 jeunes de 0 à 25 ans, des familles dont près d’un cinquième sont monoparentales et une part non négligeable de parents peu ou pas en activité, l’enjeu n’est pas seulement d’ouvrir les portes le 1er septembre. Il est d’offrir un parcours cohérent : un lieu d’accueil dès le plus jeune âge, des écoles en bon état, un collège et un lycée accessibles, des loisirs éducatifs, puis une formation qui permette de rester ou de revenir dans le Clermontais.
C’est sur cette continuité que la Ville de Clermont-l’Hérault, et les communes du territoire ont choisi d’investir.