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Olivia Oreggia
25 novembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 25 Novembre 2016 à 07:55

Avec plus de 35.000 emplois directs dans les Alpes-Maritimes, le tissu industriel commence à reprendre des couleurs. Organisé par l’APPIM (l'Association des Partenaires pour la Promotion de l'Industrie Méditerranéenne), l’UIMM et la CCI Côte d’Azur,

 

Si ce n’est pas sa réputation, la Côte d’Azur est (aussi) une (petite) terre industrielle. Des satellites à Cannes (Thalès), de la chimie à Grasse (Mane, Robertet), pharmacie et biotechnologie à Carros ou Sophia Antipolis… Quant à la métallurgie, elle est portée par plus de 600 entreprises (16 000 salariés), générant 3.7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (62% à l’export).

« L’industrie commence à retrouver ses lettres de noblesse dans notre département avec 4.000 entreprises et 35.000 salariés. Nous sommes donc loin d’être une quantité négligeable », souligne Jean-Pierre Savarino, nouveau président de la CCI Côte d’Azur.

« Nous travaillons aussi bien dans la haute technologie que sur des technologies plus traditionnelles. Nous avons une forte envie de mettre en avant nos capacités et une forte envie de développer nos entreprises. »

Car la Côte d’Azur est aussi, en effet, une terre innovante.

Au milieu du Forum Industria, rien d’étonnant alors de lire sur cette grande bâche affichant « Pavillon Smart Tech, offreurs de solutions à l’industrie ». Les 2 secteurs avancent désormais main dans la main.

A côté de Malongo, Thalès, Schneider Electrics ou des PME spécialistes de l’acier, de l’aluminium, du caoutchouc et autres composants, on retrouve donc ceux du numérique.

 

 

« Il y a beaucoup moins de frontières entre les 2 aujourd’hui», nous explique Pascal Flamand. Il est le président de Telecom Valley, une association qui regroupe depuis 25 ans les acteurs du numérique de la Côte d’Azur (160 adhérents qui représentent 18.000 salariés et 40.000 étudiants).

« Il y a 5 ou 10 ans, parler de numérisation de l’industrie, c’était un doux rêve. Comme parler de l’internet des objets et de pouvoir fabriquer les objets quand on est une PME sur la Côte d’Azur. Ca aussi, c’était un doux rêve. Parce qu’il fallait des industries, des milliards d’euros. Ce n’est plus le cas aujourd’hui parce que la technologie a beaucoup bougé. Aujourd’hui, avec une centaine de milliers d’euros, on est capable de prototyper des objets. Le So Fab (le FabLab de Sophia Antipolis, ndlr) est là pour ça. On est capable de tester les objets grandeur nature, de les montrer à ses clients, de les refaire et d’avancer très rapidement dans la mise sur le marché. »

Un savoir-faire qui s’illustre en effet tout particulièrement dans l’IoT, l’Internet des Objets qui n’en est encore qu’à ses balbutiements et qui ne demande qu’à grandir. Et avec lui, cette nouvelle industrie connectée.

 

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