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Olivia Oreggia
30 avril 2016 Dernière mise à jour le Samedi 30 Avril 2016 à 20:40

Implanté sur la commune de Saint-Laurent-du-Var, à l’entrée de Nice, il fut le premier centre commercial de France. Mais à 47 ans, Cap 3000 doit faire face à une concurrence toujours plus féroce sur la Côte d’Azur. Sa modernisation était sans aucun d

 

Tout commence donc en 1969, sur une zone marécageuse aux abords de l’aéroport de Nice. Jean Demogé, alors PDG des Nouvelles Galeries fait construire un temple du commerce et de la détente, à l’image des « malls » américains. Il y a même une piscine sur la terrasse surplombant le parking ! Comble de la modernité. Une nouvelle ère s’ouvre pour nos habitudes de consommation.

Cap 3000 est alors baptisé en rapport à son spectaculaire nombre de places de stationnement (2.800 en fait très précisément).

Après plusieurs années d’exploitation, le centre réalise deux extensions en 1971 et en 1989. Mais les pavés de verre orange « seventies » de la verrière demeurent. Aucune modernisation d’ampleur en vue. Malgré l’implantation de nouvelles enseignes nationales et internationales, l’architecture et le modèle sont dépassés.

En 2010 Altarea-Cogedim rachète les lieux aux Galeries Lafayette pour 450 millions d’Euros, avant d’y investir aujourd’hui la même somme dans le chantier.

Un chantier pour le moins ambitieux puisqu’il est actuellement le plus important d’Europe. Cap 3000 verra ainsi sa surface doubler pour atteindre 135 000 m2, le nombre de ses boutiques aussi, passant à 300 d’ici la fin des travaux.

 

1.500 emplois supplémentaires

Pour s’agrandir, le centre prendra ses aises en hauteur, sur ses actuels parkings et enfin, vers la mer. Une ouverture directe sur la plage et la Baie des Anges qui n’avait jamais été exploitée. Étonnamment, dans son ancienne version, Cap 3000, tournait littéralement le dos à la mer, faisant face aux montagnes.

Le chantier a débuté fin 2014, un an avant l’inauguration de Polygone Riviera, basé à seulement 7 petits kilomètres de distance. Le centre à ciel ouvert, implanté à Cagnes-sur-Mer, a coûté 350M€, 100 millions de moins que le futur Cap 3000. La difficulté ici, qui explique en partie cette différence, est de construire sur de l’existant tout en gardant le centre ouvert aux clients et visiteurs.

A ce jour, le centre emploie 2.330 personnes. Le projet devrait permettre la création de 1.500 emplois supplémentaires.

Le rythme des travaux est soutenu, jour et nuit. Le calendrier n’accuse pour l’heure aucun retard. Le nouveau Cap 3000 devrait ainsi être livré en 2018.

 

 

 

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