Montpellier Méditerranée Métropole a adopté les statuts de sa Régie publique de l’Eau, qui gérera l’eau potable de 337 000 habitants sur 13 communes dès le 1er janvier 2016.
» Cette régie permettra une gestion efficace, une gouvernance ouverte aux représentants des consommateurs et une meilleure maîtrise du prix et du service » précise la Métropole.
En gérant la totalité du cycle de l’eau, depuis la source jusqu’au traitement des eaux usées, la Métropole veut permettr à tous d’avoir accès à une eau de qualité au meilleur prix.
Ce statut donne de la souplesse et de la réactivité, nécessaires pour une activité industrielle et commerciale et il permet une gouvernance citoyenne.
Son conseil d’administration sera composé de 20 personnes, dont 14 élus, 4 représentants d’associations d’usagers, de consommateurs, de défense de l’environnement ou familiales, un expert et un représentant du personnel.
Un Observatoire de l’Eau sera également créé, sur le modèle de celui d’Eau de Paris.
Il consultera les avis d’élus de territoires voisins, d’experts et de membres de la société civile, afin d’élaborer une vision stratégique de la gestion de l’eau.
La mission de la régie est large: produire, distribuer, sécuriser l’accès pour tous à une eau de qualité, assurer les investissements sur le patrimoine du service (12 sites de captage, 2 usines de traitement, 31 réservoirs et 1000 kilomètres de réseau) et la relation avec les usagers. Elle sera composée d’au moins 80 employés, dont une majorité sera transférée de Veolia.
Cette feuille de route déclinera la fixation d’un prix plafond, les investissements à réaliser et la gestion des ressources partagées avec les intercommunalités voisines et la compagnie du Bas-Rhône Languedoc (BRL).
L’objectif de ce passage en régie est bien de faire baisser le prix de l’eau, tout en maintenant la qualité du service. Cela ne se fera pas au détriment des investissements nécessaires.
Ce schéma prévoit 70 millions d’euros d’investissement sur les 15 prochaines années, dont 6,3 millions dès 2015.
Il s’agira notamment de remplacer 5 kilomètres de canalisations, notamment au Crès, à Montpellier et à Pérols. Ces travaux contribueront à limiter le taux de perte sur le réseau, estimé actuellement à 20 %.
Un projet innovant, dans le cadre de la Cité Intelligente, vise à renforcer encore le rendement du réseau, grâce à 300 capteurs installés dans les réseaux d’eau potable de l’Écusson et de Port Ariane à Lattes
Combien coûte l’eau à Montpellier ?
L’eau a un coût, car il faut la prélever, la traiter, la stocker, la distribuer, l’évacuer et l’assainir.
Aujourd’hui, le prix de l’eau dans les 13 communes gérées par la Métropole est de 3,49 € le m3 (soit 1 000 litres), un prix dans la médiane des collectivités de taille comparable.
Il comprend 22 % de taxes perçues par l’État et l’Agence de l’Eau, qui ont augmenté de 50% entre 2011 et 2015. Globalement, les tarifs de l’eau et de l’assainissement varient d’une ville à une autre en fonction de l’accès à la ressource en eau, de la vulnérabilité des milieux aquatiques, de l’entretien des réseaux, du mode de gestion…
Qui paie l’eau ?
La loi prévoit que ce sont les usagers du service qui paient l’eau, dans un budget annexe uniquement financé par les factures d’eau. Les contribuables ne peuvent pas réparties entre le fonctionnement du service et les investissements nécessaires sur les installations (unité de traitement, réservoirs…) et les réseaux.
Concernant l’assainissement, le fonctionnement est assuré par Veolia et Alteau. La part de Veolia a été réduite de 40 % lors de la négociation des nouveaux contrats cette année, après mise en concurrence, ce qui a dégagé des marges de manœuvre pour les investissements à réaliser.
Comment la qualité de l’eau est-elle contrôlée ?
La qualité de l’eau est contrôlée par l’Agence Régionale de Santé et par la Métropole. 1 600 prélèvements sont réalisés chaque année sur différents points: à la sortie de l’unité de potabilisation Arago, à la sortie des réservoirs, sur les réseaux et chez les usagers au robinet. Une recherche de traces de pesticides est également effectuée sur les forages et captages.
Les paramètres contrôlés ont pour objectif de définir la qualité et la potabilité de l’eau distribuée: sa qualité microbiologique (bactéries) et physicochimique (calcium, magnésium…). Le taux de conformité est de plus de 99 %
Plus d’informations sur : Montpellier Agglo

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