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redaction
3 février 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 3 Février 2022 à 11:35

Plus de professionnalisation, davantage de postes d’enseignants, mais aussi un bâtiment tout neuf attendu pour la prochaine rentrée. Après un exercice 2021 entaché par la crise sanitaire, l’université montpelliéraine et sa présidente Anne Fraïsse esp

L’Université Paul Valéry Montpellier 3 est un campus verdoyant où plus de 23.000 jeunes étudient les sciences humaines et sociales (SHS) ; les langues, les lettres et aussi les arts (LLA).

Ils sont presque 5.000 de plus qu’en 2011. Problème : dans le même temps, le nombre d’enseignants-chercheurs titulaires a sensiblement stagné et ils ne sont même pas 500.

« Certains départements sont encadrés à moins de 50 %, déplore la présidente. Quand vous êtes étudiant, vous avez une chance sur deux de ne pas avoir d’enseignant titulaire en face de vous quand vous commencez vos études. » Cette situation résume à elle seule les difficultés auxquelles l’Université doit faire face dans une situation économique défavorable : un déficit de six millions d’euros selon le dernier budget prévisionnel.

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Une gestion complexe de la masse salariale

Depuis la loi de 2007 sur l’autonomie des universités, la possibilité, octroyée par l’Etat, pour les établissements de créer des postes (plafond d’emploi) et le financement de la masse salariale correspondante, ont été découplés.

Résultat : face à une population étudiante qui ne cesse de croître et une masse salariale qui, à Paul-Valéry, progresse mécaniquement de près de 1,5 M€ par an (du fait des évolutions de carrière, par exemple), la Subvention pour Charge de Service Public (SCSP) versée par l’Etat pour rémunérer les titulaires, n’augmente pas dans les mêmes proportions.

Les universités, qui doivent continuer à créer des postes pour assurer les missions qui leur sont confiées, voient ainsi leur budget passer en déficit.

 

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Pas touche aux frais d’inscription

Oui, il y a un début à tout. Mais pour arriver à ses fins, l’Université espère pouvoir compter sur d’autres moyens. Notamment en provenance de l’Etat. Justement, le chef de l’Etat vient de suggérer, il y a quelques jours seulement, de revoir les coûts d’admission aux universités.

« Dans notre vision des choses c’est quelque chose qui ne peut pas augmenter, répond Anne Fraïsse. C’est une solution extrêmement inégalitaire donc c’est pour cela qu’à notre avis elle n’est pas viable. »

Et même si la moitié des 23.000 étudiants de l’Université Paul Valéry sont boursiers, tous ne sont pas logés à la même enseigne. « La bourse au niveau zéro c’est simplement ne pas payer les frais d’inscription, rappelle la présidente. C’est simplement une bourse qui relève de 150 à 200 euros pas plus donc ça ne règle pas les problèmes. »

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De beaux nouveaux locaux

Et si le grand luxe c’était l’espace ? Dès 2023, un bâtiment de 15.000 mètres carrés verra le jour sous le nom d’ « Atrium ». Véritable “Learning Center” avec bibliothèque, cafétéria, auditorium, et salle d’exposition. Il accueillera également les services communs d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle, ou encore les services communs de formation continue, et d’accueil des étudiants en situation de handicap. Mais aussi les derniers équipements informatiques collaboratifs et connectés.

« C’est un projet de longue date, confie Anne Fraïsse. J’étais au début de ce projet et j’aurai le grand plaisir de pouvoir l’inaugurer, ce qui est plutôt rare. » Obtenu dès 2008 dans le cadre de l’Opération Campus, il constituera d’ailleurs le premier « learning center » de cette importance pour une université de LLA-SHS en France.

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Professionnaliser, c’est possible

Et si mieux accueillir c’était aussi mieux préparer l’avenir ? C’est en tout cas en cela que le troisième mandat de la présidente (après 2008-2012 et 2012-2016) veut s’atteler. Ainsi, la professionnalisation des étudiants a, d’amblée, été fixée comme priorité des années à venir. « On a souvent tendance à penser que les littéraires ont du mal à trouver de la place dans les entreprises, regrette Anne Fraïsse. Or c’est de moins en moins vrai. »

En tout logique le campus peut donc se targuer de voir augmenter le nombre de ses apprentis année après année. « C’est le but, ajoute la présidente. Parce que c’est une façon très directe d’entrer dans les entreprises et de profiter de cette relation entre les universités et le monde du travail. »

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