Régis Cintas Flores Gaston Mille
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Denys Bédarride
Hier Dernière mise à jour le Friday, January 9, 2026 At 9:17 AM

À l'approche de 2026, l'économie de Provence-Alpes-Côte d'Azur, troisième région française en termes de richesse produite par habitant, affiche un tableau contrasté. Portée par son tourisme emblématique et ses secteurs innovants, elle résiste mieux que la moyenne nationale au ralentissement, mais reste confrontée à des défis structurels comme le chômage élevé et la dépendance aux services.

Selon les prévisions macroéconomiques nationales de la Banque de France et de l’Insee, la croissance du PIB français devrait s’établir autour de 0,9 % à 1 % en 2026, après une année 2025 marquée par une activité atone. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette tendance devrait se confirmer avec une reprise modérée, soutenue par le tourisme (13 % du PIB régional et environ 10 % des emplois) et les investissements étrangers. 

La région a notamment attiré près de 2 milliards d’euros d’investissements en 2025 via le sommet Choose France, dans des domaines comme la décarbonation, la défense et les énergies renouvelables.

Le tourisme, pilier économique avec plus de 150 000 emplois directs, devrait bénéficier d’une fréquentation en hausse, grâce à des initiatives de désaisonnalisation et à la valorisation des métiers du secteur. Des campagnes régionales visent à rendre ces emplois plus attractifs, avec une charte de bienveillance et un portail centralisant les offres. 

Cependant, la construction reste un point faible, avec une demande en repli et des perspectives limitées pour 2026, impactant l’emploi dans ce domaine.

Sur le front de l’emploi, la région conserve un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale (autour de 8-9 %), mais des signes positifs émergent : créations d’entreprises artisanales dynamiques (troisième région française en 2025) et une conjoncture régionale “pas si mal” selon les acteurs locaux, avec une hausse du chiffre d’affaires supérieure à la nationale. 

Les secteurs de la santé, de l’innovation (biotechnologies, microélectronique) et de l’économie circulaire offrent des opportunités, soutenus par l’agence risingSUD.

Du côté des finances publiques, dans un contexte national tendu, les départements comme les Alpes-de-Haute-Provence adoptent des budgets ambitieux avec des investissements en hausse (près de 84 millions d’euros prévus en 2026 pour certains). La Région Sud, sous la présidence de Renaud Muselier, qui a fêté ses 10 ans de mandat, mise sur la prudence tout en attirant des projets structurants.

Les perspectives pour 2026 restent donc prudentes : une croissance modérée attendue, portée par le tourisme et l’innovation, mais freinée par les incertitudes nationales (déficit public, inflation contenue) et les tensions sur l’emploi dans certains secteurs traditionnels. 

Les acteurs économiques appellent à un renforcement des formations et des investissements pour consolider ces atouts et traverser cette phase de transition. La région, forte de son attractivité et de son dynamisme entrepreneurial, conserve des fondamentaux solides pour rebondir.