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Marie Agnès Espa
12 novembre 2015 Dernière mise à jour le Jeudi 12 Novembre 2015 à 16:11

Le 10 novembre dernier, Dominique Reynié, tête de la liste "Je m'engage pour ma Région" (LR-UDI-Modem-CPNT) a présenté sa vision du développement économique pour la Grande Région et s'est prêté au jeu des questions/réponses des rencontres économiques

Alain Di Crescenzo, président CCI de Toulouse, Dominique Reynié et Pierre-Marie Hanquiez président du MEDEF 31

« La situation est catastrophique. Nous avons consommé les recettes de l’État, le pays va vivre maintenant sur l’emprunt. Nous allons vers un crack territorial. Il ne faut pas se raconter d’histoires et être en attente de mannes mythologiques qui n’arriveront pas » entame Dominique Reynié, candidat à la présidence de la Grande Région Languedoc-Roussillon/ Midi-Pyrénées pour la liste LR-UDI-Modem-CPNT.

Il s’agit là pour lui d’un élément capital a prendre en compte pour construire l’avenir. Un discours qu’il veut de vérité, une approche réaliste pour émettre des propositions appropriés. Loin de s’enliser dans un positionnement catastrophiste, il assure : « je vais faire de l’optimisme une réalité. Il nous appartient d’être innovants et inventifs pour soutenir la vie des entreprises. Un cycle qui a commencé à l’après-guerre s’arrête, nous entrons dans quelque chose de nouveau. Nous devons avoir cette vérité en tête pour commencer. La fusion est un bouleversement et tout bouleversement apporte des opportunités». 

Ce qui importe pour lui est comment utiliser le budget qui sera disponible. D’après ses calculs, soustraction faite du fonctionnement de l’institution et des projets déjà engagés (voir article sur le Plan Contrat État-Région) il ne resterait qu’un peu plus de 600 000€/an à la Région. Et pour Dominique Reynié c’est une évidence : « tout pour l’activité économique. Nous ne pouvons pas faire autrement pour produire un effet levier. Nous entrons dans une période ou les déséquilibres territoriaux ne pourront plus être compensés par l’État. Si aucune institution ne se propose pour faire quelque chose, nous aurons une région désertique avec 2 métropoles ». 

Côté proposition, le chef de file de la Droite et du Centre compte investir 200 000€/an sur un programme de cofinancement d’entretien et de soutien des routes, « même si ce Plan routier sera forcement modeste au début, il faut le faire ». Dominique Reynié propose aussi la création d’un fond territorial d’investissement de 200 000€ et une troisième mesure chiffrée à 100 000€ qui concerne l’immobilier et la construction et consiste en une prime de 10 000€ aux jeunes ménages éligibles au prêt à taux Zéro.

« Nous considérons qu’il faut faire un effort sur l’équipement numérique en Région et nous avons une grande volonté : soutenir autant que nous le pourrons la réapparition de filières industrielles dans notre Région » développe le candidat aveyronnais et de poursuivre « Nous devons aller vers l’économie bleue, décarbonnée fortement articulée avec l’économie de la connaissance. Il nous faudra aussi d’avantage de programmes de financement européens ». Il rappelle sa proposition de création de deux bourses régionales de cotation pour soutenir les entreprises de petite taille. 

« Nous serons une force d’appui, de soutien et de promotion pour les entreprises » précise t-il aux entrepreneurs avant de conclure « Nous devons imaginer avec vous les réponses appropriées au défi qui nous attend ».

 

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